Publications du Service canadien des forêts

Reproductive barriers and hybridity in two spruces, Picea rubens and Picea mariana, sympatric in eastern North America. 2005. Major, J.E.; Mosseler, A.; Johnsen, K.H.; Rajora, O.P.; Barsi, D.C.; Kim, K.H.; Park, J.-M.; Campbell, M. Canadian Journal of Botany 83: 163-175.

Année : 2005

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 25260

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : Commander une copie papier (gratuite)

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Résumé

L'hybridation entre l'épinette rouge (Picea rubens Sarg.) et l'épinette noire (Picea mariana (Mill.) B.S.P.), des espèces de fin et de début de succession respectivement, soulève des problèmes d'identification et d'aménagement. Les auteurs ont étudié la nature et l'ampleur du succès des barrières et du cycle vital à contrôler les croisements intra- et inter-spécifiques, entre les épinettes rouges et noires. Les auteurs ont quantifié le nombre de caractères reproductifs, germinatifs, phénologiques et de performance, et ont examiné les caractères par pedigrees parentaux et index d'hybridation. Les pollens des espèces sont sans effet sur le nombre d'ovules non-fécondées ou avortées. En conditions contrôlées, les croisements intraspécifiques donnent en moyenne 6,6 fois plus de graines pleines que les croisements interspécifiques. Les caractères morphométriques des cônes et des graines sont spécifiques à l'espèce, les caractères des graines montrant des effets négatifs d'hybridation chez les deux espèces. La germination, le nombre de cotyles et la hauteur des plantules montrent des caractères siginificativement spécifiques à l'espèce, les hybrides montrant une hétérosis additive ou légèrement négative. L'hétérosis négative sévère sembre être d'importance limitée comme facteur de barrière d'isolation entre les épinettes rouges et noires. La phénologie de reproduction est remarquablement similaire entre les espèces et les progénitures hybrides, lorsqu'on les cultive dans des jardins expérimentaux communs. Les barrières aux croisements jouent clairement un rôle priomordial dans le maintien de la séparation des espèces. La séparation écologique basée sur des différences écophysiologiques (p. ex., tolérance à l'ombre) représente également une importante barrière pré-zygotique dans la limiation des effets négatifs de l'hybridation (p. ex., mortalité postzygotique) sur l'adaptation reproductive.