Publications du Service canadien des forêts

Biology and phenology of Cecidophyopsis psilaspis (Acari: Eriophyidae) on Pacific yew (Taxaceae) 2004. Marshall, V.G.; Clayton, M.R. The Canadian Entomologist 136: 695-710.

Année : 2004

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 24988

La langue : Anglais

Disponibilité : Commander une copie papier (gratuite)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.4039/n04-009

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Résumé

Nous avons étudié la biologie et la phénologie du phytopte de l'if (Cecidophyopsis psilaspis (Nalepa, 1893)) sur l'if de l'Ouest (Taxus brevifolia Nutt.) en Colombie-Britannique (Canada). Le cycle biologique de cet acarien est typique des phytoptes ravageurs des conifères, et tous les stades se rencontrent simultanément pendant toute l'année. Le nombre de C. psilaspis qui colonizait les bourgeons végétatifs et reproducteurs atteignait un sommet de mai à août, les populations les plus faibles s'observant en mars et en octobre et celles les plus élevées, en juin. Le nombre de phytoptes variait selon le type de bourgeon, en moyenne de la manière suivante : bourgeons terminaux = bourgeons latéraux > bourgeons reproducteurs mâles > bourgeons axillaires > bourgeons reproducteurs femelles > bourgeons latents. Les phytoptes n'étaient présents qu'en très faible nombre dans les bourgeons latents, sauf lors de la formation des bourgeons, période pendant laquelle il n'y avait pas d'autres types de bourgeon végétatif. Ils colonizaient les bourgeons végétatifs surtout de mai à juillet. Aucune arrhénotoquie n'était manifeste chez le C. psilaspis, puisque les femelles constituaient de 54 % à 100 % de la population. La température et la prédation étaient considérées comme les facteurs influant vraisemblablement le plus sur les fluctuations des populations. Il a été posé comme hypothèse que l'abondance de C. psilaspis augmentait en présence de températures printanières clémentes et de nouvelles ressources alimentaires, alors que la présence d'autres espèces d'acariens prédateurs et de températures plus froides, qui prolongeaient la période de développement, étaient à l'origine des faibles populations observées en mars et en octobre.