Publications du Service canadien des forêts

Insect-host relationships influencing disturbance by the spruce budworm in a boreal mixedwood forest. 2004. Nealis, V.G.; Régnière, J. Canadian Journal of Forest Research 34: 1870-1882.

Année : 2004

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 24987

Langue : Anglais

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Résumé

Des données démographiques provenant d’une épidémie de la tordeuse des bourgeons de l’épinette, Choristoneura fumiferana (Clem.) (Lepidoptera : Tortricidae), qui a duré 15 ans dans une forêt boréale mélangée en Ontario, au Canada, ont été utilisées pour comprendre la perturbation écologique à l’échelle du peuplement en termes de susceptibilité et de vulnérabilité (mortalité) du sapin baumier (Abies balsamea (L.) Mill.), de l’épinette blanche (Picea glauca (Moench) Voss) et de l’épinette noire (Picea mariana (Mill.) BSP). Les trois espèces d’arbres hôtes sont très susceptibles à l’oviposition de la tordeuse des bourgeons de l’épinette et toutes conviennent pour permettre à la tordeuse de compléter son cycle vital. Les différences de susceptibilité entre les hôtes reposent sur le degré de synchronisme entre la phénologie de la tordeuse des bourgeons de l’épinette durant les stades larvaires et la phénologie des arbres hôtes. La densité de la tordeuse des bourgeons de l’épinette était la plus élevée sur l’épinette blanche durant tout le cycle vital de la tordeuse et pendant toute la durée de l’épidémie mais le débourrement et la croissance plus rapide des bourgeons de l’année chez l’épinette blanche a réduit les dommages comparativement à ceux subis par le sapin baumier. À l’inverse, le développement tardif des bourgeons de l’année chez l’épinette noire a entraîné une réduction de la densité de la tordeuse tôt dans la saison et une réduction correspondante de la défoliation. Les fortes densités de tordeuses combinées à une défoliation sévère ont d’abord causé de la mortalité chez le sapin baumier. Vers la fin de l’épidémie, 89 % des sapins baumiers dont le DHP était > 10 cm avaient été éliminés comparativement à 49 % des épinettes blanches dans la même classe de diamètre. Étant donné la moins grande susceptibilité de l’épinette noire, toutes les classes d’âge ont survécu chez cette espèce, à l’exception de la plus petite. Les espèces non hôtes comme le peuplier faux-tremble (Populus tremuloides Michx.) ont presque doublé leur surface terrière pendant l’épidémie. Les résultats mettent en relation les processus inhérents à la relation hôte–insecte avec l’écologie de la population de l’insecte et l’écologie des perturbations de la forêt.

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