Publications du Service canadien des forêts

Growth limitations of planted conifers regenerating under Montane Alternative Silviculture Systems (MASS): Seven-year results. 2004. Mitchell, A.K.; Dunsworth, B.G.; Arnott, J.T.; Koppenaal, R.S.; Benton, R.A.; Goodmanson, G.; Bown, T.A.; Sandford, J. The Forestry Chronicle 8(2): 241-250.

Année : 2004

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 24465

La langue : Anglais

Disponibilité : Commander une copie papier (gratuite), PDF (télécharger)

Sélectionner

Résumé

En tant qu’élément du projet sur les systèmes alternatifs de sylviculture dans la zone montagneuse, cette étude porte sur la réduction de la croissance des conifères alpins à la suite d’une rétention variable du couvert forestier selon des systèmes sylvicoles conventionnels et alternatifs. Suite aux travaux de récolte complétés en 1993, des semis d’Abies amabilis (sapin amabilis) et de Tsuga heterophylla (pruche de l’Ouest) ont été plantés au printemps dans des blocs d’une étude des régimes de jardinage, de coupe partielle, de coupe par troué, de coupe avec rétention d’arbres verts et de coupe à blanc. De plus, des sous-parcelles ont été établies dans chaque régime sylvicole pour lesquels des traitements de fertilisation (au moment de la plantation) et de contrôle de la végétation post-plantation avaient été réalisés seul ou en combinaison afin d’évaluer jusqu’à quel point la réduction de la croissance est reliée à la disponibilité des éléments nutritifs et à la compétition de la végétation. L’effet de la rétention du couvert forestier était le plus prononcé sous l’environnement réduit en lumière de la coupe de jardinage où la croissance en hauteur après sept ans était de 26 à 30 % inférieure pour les deux espèces comparativement aux régimes témoins, de coupe à blanc, de coupe avec rétention d’arbres verts et de coupe partielle. Même si l’effet sur la croissance des deux espèces selon la coupe de jardinage a été mitigé d’une certaine façon par les traitements de fertilisation et de contrôle de la végétation, le sapin amabilis n’a pas atteint une hauteur permettant une croissance sans compétition (1,3 m) peu importe le traitement post-plantation. L’âge de la hauteur permettant une croissance sans compétition pour les systèmes sylvicoles plus ouverts a été réduit tant pour le sapin que pour la pruche suite au traitement de fertilisation et de contrôle de la végétation, seul ou en combinaison, sauf pour la coupe à blanc où la réaction initiale de croissance suite à la fertilisation a été réduite à la fin de l’étude de sept ans. Contrairement à la fertilisation, les effets du contrôle de la végétation sur la croissance en hauteur n’ont pas été apparents avant trois à cinq ans et après sept ans suite à la plantation respectivement dans les coupes à blanc, les coupes à rétention d’arbres verts, les coupes partielles et les coupes de jardinage. La combinaison du contrôle de la végétation et de la fertilisation a eu un effet additionnel sur la croissance du sapin amabilis mais pas pour la pruche de l’Ouest. L’effet des régimes sylvicoles et des traitements post-plantation sur les deux espèces illustre que la disponibilité tant des ressources tirées au-dessus qu’en dessous du sol (la lumière et les éléments nutritifs) limitait potentiellement la croissance, particulièrement dans le cas des coupes progressives.