Publications du Service canadien des forêts

Characterization of old "wet boreal" forests, with an example from Newfoundland. 2003. Thompson, I.D.; Larson, D.J.; Montevecchi, W.A. Environmental Reviews 11: S23-S46.

Année : 2003

Disponible au : Centre de foresterie des Grands Lacs

Numéro de catalogue : 24386

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Résumé

Les forêts boréales humides se trouvent principalement dans les provinces canadiennes de l'Atlantique, surtout à Terre-Neuve. Il en existe également au Québec et dans le Nord-Est des États-Unis. Dans ces forêts domine le sapin baumier (Abies balsamea), sensible au feu, qui prospère dans les milieux plus humides où le feu est absent. Les principales sources de perturbation des peuplements sont les insectes, plus particulièrement la tordeuse des bourgeons de l'épinette (Choristoneura fumiferana) et l'arpenteuse de la pruche ( Lambdina fiscellaria), puis les pourridiés et les chablis. À Terre-Neuve, les peuplements se caractérisent par des quantités importantes d'arbres morts sur pied et de bois au sol résultant des processus d'éclaircie naturelle et des attaques d'insectes. Une comparaison de forêts terre-neuviennes de 40, 60 et 80+ ans a indiqué que, par rapport aux peuplements de 40 ou 60 ans, les sapinières les plus âgées présentent une structure nettement différente, se caractérisant, entre autres, par une plus grande quantité de gros bois morts, un étage supérieur plus irrégulier avec des trouées, une flore au sol plus diversifiée, une strate muscinée plus abondante, une hauteur des arbres plus variable, des chicots de plus grande hauteur, moins de chicots de bouleau à papier et moins de petits arbres feuillus. Ces différences se reflètent dans diverses composantes de la flore et de la faune qui sont distinctes dans la vieille forêt (plantes à fleurs, coléoptères, collemboles, acariens oribates, mammifères et oiseaux, entre autres). Plusieurs espèces végétales et animales, dont un pourcentage élevé d'arthropodes, n'ont été trouvées que dans les peuplements forestiers les plus âgés. Le pic à dos noir (Picoides arcticus) et la martre (Martes americana) sont suggérés en tant qu'espèces indicatrices au niveau du peuplement. La récolte forestière crée des trouées en moyenne plus grandes que celles résultant des perturbations naturelles causées par les insectes, ce qui pourrait affecter la dispersion par les organismes du sol et les plantes dans le nouveau paysage. Une portion du paysage déterminée en fonction d'espèces ayant besoin de plus d'espace pour maintenir leurs populations, incluant la nyctale boréale (Aegolius funereus), pourrait servir de guide pour établir la quantité requise de vieille forêt, et la taille appropriée des parcelles, dans un paysage en fonction du temps.

Dernière mise à jour :