Publications du Service canadien des forêts

Tropospheric ozone: a continuing threat to global forests? 2003. Percy, K.E.; Legge, A.H.; Krupa, S.V. Pages 85-118 (Vol. Chapter 4) in D.F. Karnosky, K.E. Percy, A.H. Chappelka, C.M. Simpson, and J. Pikkarainen, editors. Air Pollution, Global Change and Forests in the New Millenium. Elsevier Ltd., Amsterdam, The Netherlands.

Année : 2003

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 22976

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : Commander une copie papier (gratuite), PDF (télécharger)

Résumé

L'ozone (O3) joue un rôle essentiel dans la chimie de la troposphère. Ce composé très réactif absorbe les rayons infrarouges et les ultraviolets et est biotoxique à des niveaux d'exposition suffisants. L'ozone peut être transporté sur de grandes distances près de la surface de la terre et il constitue actuellement le principal polluant atmosphérique qui touche les forêts du monde. L'existence de l'ozone est connue depuis 1840, tandis que les dommages foliaires causés aux plantes par le smog ont été relevés pour la première fois dans les années 1950. Durant la deuxième moitié du XIXe siècle, les concentrations d'ozone étaient de 10-15 ppb, alors que les concentrations de fond atteignent actuellement 30-40 ppb. On prévoit qu'eb 2100, 50 % (17 millions de km2) de la superficie mondiale couverte par des forêts sera exposée à des concentrations d'ozone supérieures à 60 ppb. L'ozone provoque toutes sortes de symptômes et de blessures selon l'espèce et le génotype de l'arbre, la position de la feuille sur l'arbre, l'âge de la feuille, la dynamique d'exposition et les facteurs météorologiques ou les conditions de croissance. Pour confirmer un diagnostic, il est absolument essentiel de connaître la sensibilité de l'espèce, les profils d'ozone et les concentrations toxiques pour l'espèce en question. L'ozone nuit généralement à la croissance des arbres et à la productivité de l'écosystème, souvent en modifiant l'allocation de carbone ou en prédisposant les arbres aux attaques par des insectes ou des maladies. En raison des problèmes que pose l'extrapolation des données expérimentales à ce qui se passe dans les forêts, il est difficile d'établir des relations entre l'exposition de4s forêts à l'ozone et leur réaction à cette exposition qui soient scientifiquement défendables et applicables à la régl;ementation de la qualité de l'air. En ce qui concerne cette réglementation, l'Amérique du Nord et l'Europe ont adopté des approches différentes pour établir des normes de qualité de l'air ambiant relatives à l'ozone. En effet, l'Europe a opté pour une approche visant à protéger la végétation, tanis que les États-Unis et le Canada appliquent des normes distinctes ou identiques pour protéger la santé humaine et l'environnement.

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