Publications du Service canadien des forêts

Dynamique forestière après coupe partielle dans la Forêt expérimentale du Lac Édouard, Parc de la Mauricie, Québec. 2003. Archambault, L.; Bégin, J.; Delisle, C.; Fortin, M. For. Chron. 79 : 672-684.

Année : 2003

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 22763

La langue : Français

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

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Résumé

La dynamique forestière suite à une coupe partielle effectuée au début des années cinquante dans la Forêt expérimentale du Lac Édouard dans le Parc national de la Mauricie, Québec, Canada, a été étudiée. Les changements de végétation ont été analysés pour la période de 1946 à 2001 dans 109 peuplements mésiques du domaine bioclimatique de l’érablière à bouleau jaune. Trois intensités de coupe ont été considérées : 1) faible intensité, 15 à 30 % de la surface terrière totale prélevée; 2) intensité modérée, 30 à 45 % de la surface terrière prélevée; et 3) témoin non coupé. Plus de cinquante ans après la coupe, la proportion relative originale des espèces arborescentes feuillues et résineuses a été maintenue. La proportion relative de la surface terrière occupée par les espèces résineuses par rapport à la surface terrière totale n’a varié que de 2,0 % à 7,4 %. La surface terrière de l’épinette rouge (Picea rubens Sarg.) a augmenté dans les types forestiers Cornus (Co) et Oxalis-Cornus (O-Co) alors que celle du sapin baumier y a diminué. Dans le type forestier Viburnum-Oxalis (Vi-O), la surface terrière de l’érable à sucre (Acer saccharum Marsh.) a augmenté aux dépens de celle du bouleau jaune (Betula alleghaniensis Britt.) qui a diminué. Les aires de coupe n’ont pas été envahies par les espèces de compétition telles que l’érable à épis (Acer spicatum Lamb.). Dans les types forestiers Co et O-Co, la densité des gaules est probablement suffisante pour assurer le maintien à long terme du type de couvert actuel. Dans le type forestier Vi-O ayant fait l’objet de coupes partielles d’intensité modérée, la composante feuillue pourrait augmenter fortement. Les peuplements ont bien réagi aux éclaircies. La croissance accélérée des tiges résiduelles et l’arrivée de recrues a fait en sorte que les surfaces terrières totales de 2001 ont pu revenir aux niveaux d’avant coupe (1946) et les dépasser.