Publications du Service canadien des forêts

Résistance comparée de l'épinette blanche et du sapin baumier au renversement. 2002. Meunier, S.; Ruel, J.C.; Laflamme, G.; Achim, A. Can. J. For. Res. 32 : 642-652.

Année : 2002

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 22734

La langue : Français

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

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Résumé

L’information sur la vulnérabilité au chablis des espèces de l’est du Canada est peu abondante. Certaines affirmations quant à la vulnérabilité relative ont été faites mais elles reposent sur des observations empiriques, difficiles à généraliser. Dans cette optique, une étude a été entreprise en vue de comparer la résistance au renversement du sapin baumier (Abies balsamea (L.) Mill.) et de l’épinette blanche (Picea glauca (Moench) Voss) sur station mésique. Afin de déterminer quelles caractéristiques de l’arbre expliquaient le mieux la variabilité du moment critique associé au renversement, des régressions linéaires simples ont été réalisées avec différentes variables dendrométriques. Le poids de la tige s’est avéré la meilleure variable pour la prédiction du moment critique. Avec cette variable, la résistance au renversement ne différait pas entre les espèces. Seule la régression impliquant la hauteur totale entraîne un moment critique significativement plus élevé chez l’épinette blanche. Cette différence peut s’expliquer par des relations hauteur–diamètre différentes chez ces deux essences, ce qui implique que pour une même hauteur, l’épinette a un diamètre supérieur et un poids de la tige plus élevé. La carie ne semble pas avoir joué un rôle important dans notre étude où l’échantillonnage excluait les tiges présentant des défauts externes. Nos résultats suggèrent que, pour minimiser les pertes par chablis en sapinière boréale, les interventions sylvicoles sur site mésique devraient favoriser une plus forte proportion de tiges des deux espèces présentant les plus faibles rapports hauteur/diamètre.