Publications du Service canadien des forêts

Mating system and reproductive fitness traits of eastern white pine (Pinus strobus) in large, central versus small, isolated, marginal populations. 2002. Rajora, O.P.; Mosseler, A.; Major, J.E. Canadian Journal of Botany 80: 1173-1184.

Année : 2002

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 21264

La langue : Anglais

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Résumé

Afin de comprendre les effets de la petite taille des populations et de la fragmentation des populations sur les paramètres du système reproducteur et sur la capacité d'adaptation reproductive, les auteurs ont étudié le pin blanc (Pinus strobus L.) dans six petites populations vestigiales et marginales, dans deux régions (est et ouest) de Terre-Neuve, et dans trois grandes populations au centre de la distribution géographique de l'espèce, en Ontario; ils en ont déterminé les croisements à lieux multiples (tm) et à lieux simples (ts) ainsi que les taux d'auto-croisement et les caractères des graines. Les taux d'hétéro-croisement des populations à lieux multiples vont de 0,867 à 0,991, avec une moyenne de 0,924 pour l'ensemble des neuf populations. Les taux moyens d'hétéro-croisement des populations à lieux simples vont de 0,672 à 0,908, avec une moyenne de 0,797 pour l'ensemble des neuf populations. Les populations de l'Ontario montrent, en moyenne, des taux d'hétéro-croisement plus élevés (tm = 0,947, ts = 0,848) mais statistiquement semblables à ceux de Terre-Neuve (tm = 0,912, ts = 0,772). En moyenne, les populations de l'ouest de Terre-Neuve montrent les taux les plus faibles d'hétéro-croisement (tm = 0,889, ts = 716). Les taux d'hétéro-croisement des familles individuelles, bien que légèrement plus élevés, sont semblables aux taux d'hétéro-croisement de leur famille respective, et il n'y a pas de différence significative entre les familles d'une même population. Les ts moyens sont significativement plus faibles que leurs tm correspondants et les différences sont significativement et positivement corrélées avec le nombre de lieux montrant une régression significative de la fréquence des allèles polliniques par rapport au génotype de l'ovule, ce qui suggère la présence possible de croisements consanguins. Les populations de l'Ontario montrent la plus forte capacité d'adaptation reproductive alors que la plus faible se retrouve dans l'ouest de Terre-Neuve, avec une position intermédiaire pour les populations de l'est de Terre-Neuve. Les auteurs ont déterminé les taux réels d'auto-croisement en combinant des estimations d'auto-croisement basées sur les proportions de graines vides; pour l'ensemble des populations ces valeurs vont de 7,4 à 31,6% avec une moyenne de 22%, et de 11,1, 24,7 et 30,1%, respectivement, pour l'Ontario, l'est de Terre-Neuve et l'ouest de Terre-Neuve. Les taux de croisement à lieux multiples montrent des corrélations significatives (i) négatives avec la distance moyenne des cinq arbres voisins les plus proches (mesure substitut pour la densité dans le peuplement des arbres reproducteurs matures) et (ii) positives avec la proportion de graines pleines par cône. L'index de fixation de la provenance filiale des graines montre une corrélation positive à la fois avec (i) les distances moyennes des voisins les plus proches, et (ii) la proportion des graines vides par cône. Ainsi, les auteurs ont décelé de fortes interrelations entre et à l'intérieur des peuplements des arbres reproducteurs matures, et à la fois avec les taux d'hétéro-croisement et la production de graines pleines. Il est intéressant de noter qu'il n'y a pas de relation entre l'index de fixation des peuplements des parents matures et leur densité. Le statut génétique ou l'intégrité des populations parentales actuelles pourraient ne pas avoir été fortement affectées par le déclin à grande échelle qu'a connu le pin blanc au 20 ième siècle, un déclin qui a exercé un effet négatif sur la capacité d'adaptation reproductive de ces populations.