Publications du Service canadien des forêts

Artificial inoculation with Armillaria ostoyae in established conifers stressed by defoliation, planting, and thinning in Newfoundland. 2000. Piercey-Normore, M.D.; Bérubé, J.A. Canadian Journal of Forest Research 30: 1758-1765.

Année : 2000

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 20490

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

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Abstract

Armillaria ostoyae (Romagnesi) Herink est un des organismes responsables d'une maladie de racines chez les conifères et les feuillus de l'hémisphère nord. L'inoculation de ce pathogène sur des arbres matures pour déterminer sa virulence en conditions réelles n'a jamais été réalisée dans la forêt boréale. Des arbres ont été inoculés dans sept sites situés à Terre-Neuve : une plantation et un peuplement naturel d'épinette noire (Picea mariana (Mill.) BSP), un peuplement de sapin baumier (Abies balsamea (L.) Mill.) ayant subi des dommages causés par l'arpenteuse de la pruche (Lambdina fiscellaria (Guen.)), des peuplements éclairci et non éclairci de sapin baumier ayant subi des dommages causés par le puceron lanigère (Adelges piceae (Ratz.)) un peuplement de sapin baumier défolié par la mouche à scie du sapin (Neodiprion abietis Harris) et, finalement, un peuplement d'épinette noire défolié artificiellement. Des sapins et des épinettes ont été inoculés avec deux isolats d'A. ostoyae en plaçant l'inoculum contre la racine principale des arbres sélectionnés. Les arbres inoculés ont été examinés après deux ans. L'objectif de cette étude consistait à comparer la sévérité de l'infection chez des arbres soumis à différents types de stress selon le site, dans le but d'étudier la réaction des arbres suite à une inoculation avec A. ostoyae. Nous avons observé une différence significative entre le taux d'infection des deux isolats utilisés. Dans tous les sites, à l'exception de ceux qui étaient infestés par le puceron lanigère, la réaction des racines était significativement plus forte lorsque la sévérité de l'infection augmentait. Il y avait une relation à peine significative entre l'état de santé des arbres et la sévérité de l'infection dans le site infesté par la mouche à scie du sapin. Un nombre significativement plus grand de racines infectées étaient associées à des rhizomorphes dans le peuplement naturel d'épinette noire et dans le peuplement de sapin baumier défolié artificiellement. Ces résultats suggèrent que le stress prédispose les arbres à une infection par A. ostoyae.