Publications du Service canadien des forêts

Nucleopolyhedrovirus occlusion body yields from spruce budworm, Choristoneura fumiferana (Clem.), larvae infected at various instars and doses. (Rendement de la production de corps d'inclusion du virus de la polyédrose nucléaire à partir de chenilles de la tordeuse des bourgeons de l'épinette, Choristoneura fumiferana (Clem.), infectées à différents âges et à doses diverses). 2001. Payne, N.J.; Valéro, J.R.; Ebling, P.M.; Pelletier, F.N. Natural Resources Canada, Canadian Forest Service, Great Lakes Forestry Centre, Sault Ste. Marie, Ontario. Information Report GLC-X-5. 5 p.

Année : 2001

Disponible au : Centre de foresterie des Grands Lacs

Numéro de catalogue : 18850

La langue : Anglais / Français

Séries : Rapport d'information (CFGL - Sault Ste. Marie)

Disponibilité au SCF : PDF (télécharger)

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Abstract

La tordeuse des bourgeons de l'épinette, Choristoneura fumiferana (Clem.), est un ravageur forestier qui cause des pertes économiques très importantes au Canada et contre lequel de nouvelles méthodes de lutte plus efficaces s'imposent. L'utilisation du virus de la polyédrose nucléaire (VPN) apparait comme une stratégie de lutte novatrice, ce virus étant sans effet pour l'environnement. Toutefois, l'application à l'échelle commerciale de ce virus ne peut être envisagée pour l'instant en raison des coûts élevés de production et des fortes doses requise pour les traitements en forêts. Dans le but d'améliorer les méthods de production in vivo de ce VPN, les chercheurs ont infecté des chenilles de la tordeuse à différents âges et à des doses diverses en vue de quantifier chaque fois la production de virus obtenue. Dans le cadre de ces bioessais, des pastilles de milieu nutritif artificiel ont été employées afin de fournir aux chenilles des doses individuelles très précises de nourriture. Des chenilles des 4ième, 5ième et 6ième âges ont été infectés par une souche sauvage du VPN, à des doses variant entre 10 et 106 corps d'inclusion par larve. La production moyenne par cadavre a culminé à 4,3, 5,6, et 7.6 x 108 corps d'inclusion respectivement. A ces doses, 96, 96 et 68 % des chenilles ont consommé le milieu nutritif artificiel et sont devenues infectées. Les résultats de notre étude indiquent que, selon les circonstances, par exemple une quantité limitée d'inoculum ou un nombre limité de chenilles ou de techniciens, différentes stratégies sont préférables en matière d'infection. Toutefois, il faut évaluer la virulence des corps d'incusion d'une stade larvaire à l'autre avant de confirmer la stratégie à adopter. En outre, pour chaque âge testé, un effet anti-appétant a été observé lorsque les chenilles de tordeuse étaient exposées à une dose supérieurs à la dose limite. Il pourrait s'avérer nécessaire de prendre en compte ce phénomène dans le cadre des stratégies de production massive de VPN de la tordeuse des bourgeons de l'épinette.