Publications du Service canadien des forêts

Effects of fires on carbon cycling in North American boreal peatlands. 1998. Zoltai, S.C.; Morrissey, L.A.; Livingston, G.P.; de Groot, W.J. Environmental Reviews 6(1): 13-24.

Année : 1998

Disponible au : Centre de foresterie du Nord

Numéro de catalogue : 18802

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

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Résumé

Les tourbières boréales occupent environ 1,14 x 106 km2 en Amérique du Nord. Les feux peuvent s'éteindre dans les tourbières, consumant ainsi la biomasse, et si les conditions d'humidité le permettent, s'enfoncer dans la surface de la tourbe. Les couches brûlées observées dans des sections de tourbe révèlent qu'historiquement les tourbières des régions continentales subhumides ainsi que les tourbières sur permafrost des régions subarctiques ont été les plus susceptibles au feux. On évalue les cycles de retour des feux sur la base des nombres et des âges des couches de tourbes brûlées. En se basant sur les conditions d'humidité de la surface, on peut s'attendre à ce qu'environ 0,5% des tourbières (6420 km2) brûlent chaque année, mais ce n'est que dans une faible proportion de ces surfaces (1160 km2) que le dessus de la tourbe est susceptible de brûler. Les pertes en carbone provenant de la combustion au dessus du sol, sous forme de CO2, CO, CH4 et d'hydrocarbures non méthanique, sont les plus fortes dans les marécages arborées, avec 2,03 Tg C ·anneé-1. Les pertes en carbones dues à la combustion de la tourbe superficielle est la plus élevée dans les tourbières les plus sèches (p. ex. les tourbières hautes reposant sur le permafrost) avec 5,82 Tg C ·anneé-1. On estime que la quantité de carbone libéré est de 2,92 Tg C ·anneé-1 pour la combustion au dessus du sol et de 6,72 Tg C ·anneé-1 pour la combustion de la tourbe sous la surface. Ces estimations des émissions directes de carbone dans l'atmosphère, causées par le feu, suggèrent qu'il s'agit d'un apport généralement important, mais relativement faible comparativement aux émissions provenant des feux de forêts sur les terres hautes. On s'attend à ce que les effets d'un changement possible du climat affectent surtout les parties continentales et nordiques de l'Amérique du Nord. Un abaissement de la nappe phréatique induirait une augmentation du CO2, mais une diminution des émissions de CH4, à partir des tourbières. Un climat plus sec pourrait se traduire par une augmentation de la fréquence et de l'intensité des feux, conduisant à plus de feux dans les tourbières et une probabilité accrue que ces feux consument une partie de la tourbe.