Publications du Service canadien des forêts

Natural fire frequency for the eastern Canadian boreal forest: consequences for sustainable forestry. 2001. Bergeron, Y.; Gauthier, S.; Kafka, V.; Lefort, P.; Lesieur, D. Can. J. For. Res. 31(3): 384-391.

Année : 2001

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 18481

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

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Abstract

Le feu étant la perturbation majeure dans la forêt boréale, un changement dans la fréquence (i.e., superficie brulée par année) des feux induit par le climat peut avoir des conséquences importantes sur la mosaïque forestière, la distribution des classes d'âge et la composition. Nous avons reconstitué la fréquence des feux à l'aide d'archives et de données dendrochronologiques historiques pour quatre grands secteurs localisés entre l'est ontarien et le centre du Québec. Les résultats montrent une décroissance dramatique dans la fréquence des feux depuis le milieu du 19e siècle qui s'est accentuée au 20e siècle. Bien que tous les secteurs étudiés montrent la même décroissance temporelle, nous avons observé une augmentation de la fréquence des feux de l'ouest jusqu'à l'est de l'Abitibi, puis une légère diminution vers le centre du Québec. Les changements climatiques observés depuis la fin du Petit Âge Glaciaire (ca. 1850) pourraient avoir induits un climat moins propice aux incendies forestiers de grande superficie dans la portion est de la forêt boréale canadienne. La décroissance de l'activité des incendies qui est prédite dans le futur corrobore ces résultats. L'allongement du cycle des feux (i.e., le temps nécessaire pour brûler une superficie équivalente à l'aire d'étude) a des conséquences importantes pour l'aménagement durable des forêts de l'est du Canada. Comme la proportion de forêts anciennes et surannées s'accentue suite à l'allongement du cycle des feux, il devient difficile de justifier l'utilisation généralisée de la coupe à blanc et de courtes révolutions en tant qu'approche qui imite les perturbations naturelles. Une alternative impliquant l'utilisation de proportions variables de coupes totales, partielles et sélectives est discutée.