Publications du Service canadien des forêts

Modern pollen representation of some boreal species on islands in a large lake in Canada. 2000. Larocque, I.; Campbell, I.D.; Bradshaw, R.H.W.; Bergeron, Y. Review of Palaeobotany and Palynology 108: 197-212.

Année : 2000

Disponible au : Région de la capitale nationale

Numéro de catalogue : 18381

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

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Résumé

Les études sur la provenance de pollens qui se déposent dans les sites à couvert fermé donnent des résultats contradictoires. Certains chercheurs ont trouvé que le pollen se déposant dans de tels sites étaient surtout d'origine locale, tandis que d'autres ont trouvé que les sources de pollen étaient plus distantes. Cette dichotomie pourrait découler de différences dans le degré de fermeture du couvert et de variations dans la production de pollen de la végétation locale et dans la pluie de pollen de fond. La présente étude a consisté à évaluer la production de pollen de la végétation locale, la pluie de pollen de fond ainsi que la provenance de pollens qui se sont déposés dans des sites au couvert fermé sur 30 îles. Nous avons comparé les concentrations de pollens à l'inventaire forestier pour des quadrats de 100 m2, de 400 m2 et pour toute l'île. Des analyses de régression indiquent que la plupart des pollen de Picea spp., de Pinus spp. et de Betula spp. proviennent du quadrat de 400 m2. Les pollens d'Abies balsamea et de Thuja occidentalis n'ont présenté aucune relation avec la végétation dans tous les quadrats étudiés, ce qui laisse croire que leur source était plutôt régionale. L'insularité et la taille de l'île constituent des facteurs importants qui déterminent la source de pollen; les corrélations étaient plus fortes pour les îles situées à 1200 m du rivage le plus près et pour les îles de superficie 50 ha. Ces résultats montrent que les sites à couvert fermé situés sur des îles pourraient s'avérer utiles pour reconstituer l'historique de la végétation à l'échelle du peuplement au moyen de l'analyse pollinique, mais il faut user de prudence lorsqu'on distingue entre les signaux locaux et les signaux régionaux.