Publications du Service canadien des forêts

Indicators of population viability in red spruce, Picea rubens: I. Reproductive traits and fecundity. 2000. Mosseler, A.; Major, J.E.; Simpson, J.D.; Daigle, B.I.; Lange, K.; Park, Y.S.; Johnsen, K.H.; Rajora, O.P. Canadian Journal of Botany 78: 928-940.

Année : 2000

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 18153

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

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Résumé

Au cours du dernier siècle, l’épinette rouge (Picea rubens Sarg.) a connu un déclin substantiel sur l’ensemble de son aire de distribution dans l’est de l’Amérique du Nord, et probablement également dans les populations disjointes de l’Ontario, où on ne la retrouve que dans de petites stations isolées. Les auteurs ont utilisé la mesure des cônes et des caractères des graines de populations naturelles comme indicateurs des statuts génétiques et reproducteurs de l’épinette rouge, le long de ses limites nordiques au Canada. Ils ont quantifié les caractères des cônes et des graines afin d’établir des points de référence pour évaluer et suivre la viabilité des populations. Ils ont observé une réduction de la fécondité et de la croissance en hauteur des plantules dans certaines des plus petites populations de l’Ontario, ce qui suggère une dépression par consanguinité dans les caractéres d’adaptation végétatifs ainsi que reproductifs. Cependant, le statut reproductif de ces petites populations isolées de l’Ontario se compare favorablement avec celui des populations beaucoup plus grandes des Maritimes, en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick. Des proportions significativement plus élevées de graines avortées (non-pollinisées) et de plus faibles proportions de graines pleines suggèrent que de mauvaises conditions de pollinisation seraient survenues en 1996, dans les Maritimes. La proportion de graines creuses, qui a été utilisée pour évaluer le taux d’autofécondation, est signicativement et négativement reliée à la croissance des plantules en hauteur. Â court terme, les populations d’Ontario, qui représentent probablement les vestiges récents d’une plus vaste distribution dans le passé, semblent bien réagir aux effets d’une population réduite sur la fécondité et l’adaptation de la progéniture. À long terme, on pourrait s’attendre à ce qu’un déclin continu des populations, en nombres et en dimensions, mine le succès de reproduction et la diversité génétique par ses effets de consanguinité, par la dérive génétique, et par des changements du comportement reproducteur. Les indicateurs reproductifs utilisés ici sont généralement valables pour évaluer et suivre les aspects reproductifs et génétiques de la viabilité des populations chez les conifères.