Publications du Service canadien des forêts

The black army cutworm Actebia fennica (Tauscher) in British Columbia. 1977. Ross, D.A.; Ilnytzky, S. Government of Canada. Department of the Environment. Canadian Forest Service, Pacific Forest Research Centre, Victoria, BC. Information Report BC-X-154. 23 p.

Année : 1977

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 1694

La langue : Anglais

Séries : Rapport d'information (CFP - Victoria)

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Résumé

La légionnaire noire, Actebia fennica (Tauscher), a depuis fort longtemps sporadiquement infesté les récoltes agricoles de Graminées dans l'hémisphère nord. Récemment, elle s'est attaquée à des plants de résineux dans le centre de la Colombie-Britannique. Les papillons volent tard l'été et pondent dans le sol, fréquemment dans les brûlis. Les oeufs éclosent à la fin de l'automne et les jeunes larves hibernent dans le sol. Elles se nourrissent de jeunes pousses peu après la fonte des neiges au printemps. En 1973-74-75, en C.-B. centrale, on a observé que l'ailmentation commençait principalement après le lever du soleil; les nuits étaient souvent trop fraîches pour l'activité des larves. Au fond des vallées, l'alimentation était complétée vers la mi-juin alors que sur les terres plus élevées, elle se poursuivait durant une ou deux semaines de plus.

Il semblerait que les épidémies de la légionnaire noire se manifestent après quelques années de chaleur et de secheresse et qu'un tel état de chaleur et de sécheresse durant la ponte et l'éclosion des oeufs est nécessaire au développement d'infestations. Les plus importantes concentrations de larves de la légionnaire sont apparues dans des éclaircies brûlees depuis un an ou deux.

Le feuillage des Graminées constitue la nourriture préférée, lorsqu'il s'en trouve; cependant lorsque les larves de la légionnaire sont abondantes et qu'il y a rareté ou absence d'un tel feuillage, les larves s'attaquent aux semis des résineux qu'elles peuvent entierement défeuiller. L'humidité du sol et le degré d'établissement des semis influent gradement sur la défoliation des semis et sur les dégâts causés aux bourgeons et aux bouts des ramules. En 1974, on a enregistre une forte mortalite des semis, attribuable a la legionnaire qui s'alimentait dans la plantation "Sue fire".

Malgré leur nombre réduit, les grandes épidémies en Amérique du Nord sont apparues, en une région donnée, par intervalles d'environ 20 ans et durèrent 2, 3 et en une occasion, 4 ans. L'épidémie de 1973 couvrait plus de 1400 ha (3400 acres), celle de 1974 toucha 2800 ha (7000 acres) et celle de 1975, plus de 650 ha (1600 acres). L'exploitation forestiere et la reboisement, y compris les brûlages dirigés, que l'on partique depuis quelques années, pourraient augmenter la durée et même la fréquence des épidémies.

En agriculture, l'impact économique fut sporadique. Habituellement, seuls des champs isolés de ressources fourragères ont été sérieusement dénudés et jusqu'à récemment, il y eut peu d'impact sur les forêts de la C.-B. Toutefois, en 1973, 1974 et 1975, les dégats à un certain nombre de plantations de résineux furent significatifs, notamment dans la région de Golden en 1974, où la perte de valeur du peuplement "Sue fire" fut évaluée à plus de $114 000. On a attribué l'abondance de la légionnaire et la durée de l'épidémie dans cette région à un brûlage dirigé extensif exécuté un an après un feu de friches.

En Amérique du Nord, on a élevé environ 14 espèces de parasites provenant des larves ou nymphes de la légionnaire noire; trois importants Ichneumonidés: Erigorgus sp., Eutanyacra suturalis (Say), et Pterocormus creperus (Cress.), furent éléves en C.-B., à partir du stade pupal de la légionnaire.

En 1974, près de Golden, C.-b., on a tenté de réprimer l'insecte avec le Diazinon, le Dylox, avec Bacillus thuringiensis, Cordyceps militaris et avec un virus de la polyhedrose nucléaire, que l'on appliquait au moyen d'un vaporisateur portatif. Les plus prometteurs furent la Diazinon à 3.4 kg/ha (3 lb/ac) et le Dylox à 2.2 kg/ha (2 lb/ac).