Publications du Service canadien des forêts

Larix laricina (tamarack): somatic embryogenesis and genetic transformation. 1997. Klimaszewska, K.; Devantier, Y.; Lachance, D.A.; Lelu, M.-A.; Charest, P.J. Canadian Journal of Forest Research 27(4): 538-550.

Année : 1997

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 16745

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

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Résumé

Des embryons zygotiques immatures de Larix laricina (Du Roi) K. Koch (mélèze laricin) ont donné du tissu embryogène sur un milieu Murashige et Skoog modifié (MSG) par l'ajout de régulateurs de croissance. Trois lignées embryogènes ont été maintenues pendant 1 an par sous-cultures bihebdomadaires avant les expériences de maturation. Ces trois lignées ont démontré leur aptitude à produire des embryons somatiques matures. Une osmolalité élevée (315,0-543,6 mmol.kg-1) et 40 µM d'ABA ont stimulé le processus de maturation lorsqu'appliqués simultanément. Le saccharose était le plus efficace à 0,4 M; le polyéthylène glycol (PEG) à 5 ou 10% était efficace seulement lorsque combiné à 0,2 ou 0,4 M de saccharose. La fréquence de germination des embryons somatiques dépendait à la fois de l'osmolalité et de la concentration d'ABA dans le milieu de maturation. Plus de 90% des embryons somatiques matures étaient capables d'embryogenèse somatique secondaire lorsque placés sur un milieu d'induction. Cette particularité a été exploitée en vue de la transformation génétique. Quatre vecteurs ont été introduits dans les masses embryogènes et les cellules d'embryons somatiques par bombardement de particules d'or recouvertes d'ADN. Les vecteurs pBI426 et pRT99gus portaient un gène de résistance à la kanamycine, pRT66gus à l'hygromycine et pRT55gus au méthotrexate. Tous les vecteurs portaient le gène codant pour la β-glucuronidase (GUS) et avaient une dimension de plus de 6 kb. Des tests ont été effectués pour vérifier si la transformation était transitoire ou stable. Le vecteur pBI426 est le seul qui a permis d'obtenir deux lignées transgéniques. Des hybridations Southern du plasmide sur l'ADN de ces lignées, identifiées 2D1 et 2D2, ont révélé plusieurs insertions du vecteur. La lignée 2D1 a produit de jeunes plantules exprimant le gène GUS uniformément sur toute la racine, l'hypocotyle et les cotylédons mais ces plantules ne se sont pas développées davantage. La lignée 2D2 a donné des plantules transgéniques qui montraient une expression aléatoire et localisée du gène GUS. L'amplification PCR du gène GUS inséré dans des plantules transgéniques 2D2 âgées de 6 mois a révélé la présence du fragment diagnostique dans toutes les parties des plants.