Publications du Service canadien des forêts

Overwintering mortality of spruce budworm, Choristoneura fumiferana (Clem.) (Lepidoptera : Tortricidae), populations under field conditions. 1998. Régnière, J.; Duval, P. The Canadian Entomologist 130: 13-26.

Année : 1998

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 16729

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Résumé

La survie hivernale de la tordeuse des bourgeons de l'épinette, Choristoneura fumiferana (Clem.), a été mesurée entre 1983 et 1990 dans plusieurs peuplements naturels de sapin baumier, Abies balsamea (L.), en Ontario et au Québec. Les pertes hivernales (disparition de larves) étaient de 25,2% en moyenne, se sont produites principalement en fin d'été et au début de l'automne et étaient probablement attribuables surtout à l'échec du tissage d'un hibernaculum, au développement sans diapause et à la prédation par les invertébrés. La mortalité dans l'hibernacle était de 24,1% en moyenne et s'est aussi produite surtout en début de diapause et pendant le développement post-diapausal. La survie hivernale n'a pas varié beaucoup d'une année ou d'un endroit à l'autre. Il est conclu que la survie hivernale ne résulte pas principalement de conditions climatiques hivernales défavorables ou de la perte graduelle d'hibernacles. La mortalité globale en hibernation (pertes de larves plus mort dans l'hibernacle) était de 43,2% en moyenne et n'a pas été affectée par l'infection avec la microsporidie Nosema fumiferanae (Thomson). Aucun effet de la position des larves dans la couronne des arbres sur leur survie hivernale n'a été noté. Une baisse de 40% du taux de survie a été notée parmi les larves issues d'oeufs pondus à la fin de la séquence de ponte des femelles. La survie dans l'hibernacle sur les pousses du sapin baumier a varié en fonction du substrat de tissage et une forte corrrelation a été notée entre les préférences de tissage des larves et leur taux de survie. Les tiges portant des lichens, de l'écorce rugueuse, des cicatrices de fleurs mâles ou des écailles annulaires de l'année étaient les plus favorables. Les tiges ne portant que des écailles annulaires de plus d'un an, ou ne comportant aucune aspérité, étaient les moins appropriées. L'efficacité d'extraction de larves de tordeuse en hibernation par la technique de la soude caustique a été très variable et est fortement influencée par le niveau de population, le type de tiges et la proportion de larves vivantes dans les échantillons.

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