Publications du Service canadien des forêts

Application de méthodes d'analyse spatiale à deux tests génétiques de pin blanc. 1996. Li, P.; Beaulieu, J.; Magnussen, S.; Daoust, G.; Plourde, A. Ressources naturelles Canada, Service canadien des forêts, Centre de foresterie des Laurentides, Sainte-Foy (Québec). Rapport d'information LAU-X-120F. 16 p.

Année : 1996

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 16723

Langue : Français

Séries : Rapport d'information (CFL - Québec)

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Résumé

Le fait que les parcelles et les arbres voisins partagent des microsites communs entraîne des erreurs à corrélation positive, ce qui viole l'hypothèse d'indépendance des erreurs exigée par l'analyse de variance, introduit un biais dans la prévision des effets aléatoires et entraîne une surestimation des héritabilités individuelles au sens strict. Dans le cadre de la présente étude, nos objectifs étaient les suivants : (1) déterminer l'importance de l'autocorrélation spatiale dans deux essais de provenances - descendances de pin blanc; (2) augmenter la précision des comparaisons entre les familles et entre les provenances en utilisant l'intensité lumineuse relative et les classes de drainage comme covariables pour l'analyse de covariance; (3) évaluer deux modèles spatiaux, à l'échelle des parcelles, quant à la capacité de ces modèles à augmenter la précision des comparaisons des familles et des provenances; (4) proposer pour l'estimation de l'héritabilité individuelle au sens strict une nouvelle méthode fondée sur les relations spatiales et génétiques entre arbres survivants. Nous avons mesuré les hauteurs à 7, 8, 9, 10 et 11 ans sur des arbres issus de 285 familles appartenant à 71 provenances, dans deux essais de provenances - descendances de pin blanc réalisés au Québec. Les arbres ont été plantés sur deux rangs dans chaque bande coupée à blanc séparant deux bandes de feuillus. Le coefficient d'autocorrélation était modéré (0,15 à 0,19) dans un des sites et faible (0,09 à 0,12) dans l'autre. Nous avons tenté d'utiliser l'intensité lumineuse relative et les classes de drainage comme covariables pour l'analyse de covariance, mais l'emploi de ces paramètres réduisait de moins de 1 % les carrés moyens des résidus. Dans le cas de la station présentant une autocorrélation spatiale modérée, les deux modèles spatiaux ont augmenté la précision de l'estimation des moyennes de famille, mais les moyennes ainsi ajustées présentaient une corrélation très forte avec les moyennes non ajustées, ce qui semble indiquer que les modèles ne modifiaient pas le classement des familles par ordre de rang. Dans le cas de l'autre station, où l'autocorrélation spatiale était faible, les modèles d'analyse spatiale n'ont pas augmenté la précision des comparaisons entre familles. Enfin, nous proposons une nouvelle méthode d'estimation de la variance génétique additive, fondée sur les effets combinés de la parenté génétique et de la position relative des arbres. Cette nouvelle méthode, que nous avons mise à l'essai dans les deux stations, produit une estimation raisonnable des héritabilités individuelles au sens strict, mais il faudrait encore examiner les propriétés statistiques des estimateurs utilisés.

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