Publications du Service canadien des forêts

Effects of soil freezing stress on sap flow and sugar content of mature sugar maples (Acer saccharum). 1995. Robitaille, G.; Boutin, R.; Lachance, D. Canadian Journal of Forest Research 25: 577-587.

Année : 1995

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 16648

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Résumé

Des érables à sucre (Acer saccharum Marsh.) matures des étages dominant et co-dominant de la forêt expérimentale de Duchesnay (Québec, Canada) ont été soumis à des traitements de gel profond ou superficiel du sol, ce dernier combiné ou non avec un traitement de sécheresse durant les saisons de 1990-1991 et 1991-1992. Les valeurs minimales de la température du sol à 20 cm de profondeur, sous les arbres traités par le gel profond, ont atteint -6°C et étaient significativement plus basses que les valeurs enregistrées sous les arbres témoins. Durant cette période et toujours par rapport aux témoins, la teneur en eau sous forme liquide était plus faible (10%, v/v). Durant l'été sec de 1991, la teneur en eau du sol est demeurée élevée (30%, v/v) sous les arbres traités par le gel profond alors que celle-ci a baissée à près de 10% (v/v) sous les arbres témoins. Les arbres traités par le gel profond ont produit un taux d'écoulement de sève, un volume total de sève et une quantité totale de sucre par arbre moindres que dans le cas des autres traitements et ce de façon significative pour au moins 2 années suivant le traitement. Ces valeurs plus basses étaient reliées à la condition de santé individuelle de l'arbre. La teneur en sucre a eu tendance à être plus élevée dans la sève des arbres traités par le gel profond mais la différence n'a été significative que pour l'année 1992. La sécheresse induite par le traitement n'a pas eu d'effets significatifs sur le taux d'écoulement de sève. Par contre, le gel superficiel a eu tendance à augmenter le taux d'écoulement de la sève par rapport aux témoins en 1991. Les arbres traités par le gel profond et qui n'ont pas montré de symptômes visuels de dépérissement ont produits moins de sève que les arbres témoins. Le gel du sol concomitant à la non-disponibilité de l'eau du sol au printemps entraîne un effet négatif sur l'écoulement de la sève. Une source suffisante d'eau du sol au moment de la recharge du tronc semble critique durant la période de conditionnement pour maintenir la pression dans le tronc et le flux de la sève.

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