Publications du Service canadien des forêts

Effets à moyen terme de la fertilisation par urée ou par potassium sur Pinus banksiana L. et le comportement de ses insectes dévastateurs : tel que Neodiprion swainei (Hymenoptera : Tenthredinidae) et Toumeyella numiscaticum (Homoptera : Coccidae) 1975. Smirnoff, W.A.; Valéro, J.R. Canadian Journal of Forest Research 5(2) : 236-244.

Année : 1975

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 16103

La langue : Français

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

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Résumé

On a étudié l'influence à moyen terme de la fertilisation azotée et potassique en forêt naturelle sur l'état physiologique de Pinus banksiana Lamb. et sur son infestation par Neodiprion swainei Middleton ou par Toumeyella numismaticum Pettit et Mc Daniel.

La fertilisation de P. banksiana par 400 kg d'azote uérique per hectare (1 ha = 1 x 104 m2) effectuée en 1969 et 1970 influence encore en 1973, sans nouvel apport d'azote, le taux de chlorure, la pression osmotique et l'activité de deux enzymes (glutamique-exaloacétique transaminase (GOT) et glutamique déshydrogénase (GLDH)) contenues dans le feuillage. Ainsi, le taux de chlorure du feuillage de l'année courante et de l'année précédente de P. banksiana fertilisé, s'abaisse respectivement de 81 et 50 p.p.m. (mg/kg) au mois de juin 1974 alors que la pression osmotique augmente de 37 et 49 møsmol/kg. D'autre part les activités de GOT et GLDH dans le feuillage de P. banksiana fertilisé sont respectivement 41 et 14 mU/g contre 163 et 21 mU/g dans le feuillage d'arbres témoins.

La fertilisation azotée, 3 ans après son application, réduit de 42% la consommation du feuillage par N. swainei et augmente de 50% le taux de mortalité naturelle des larves de cet insecte. Par contre, elle favorise, même à des doses faibles, l'infestation par T numismaticum qui voit sa population augmenter respectivement de 2, 7 et 9 fois sur parcelles fertilisées respectivement avec 100, 200 et 400 kg azote par hectare par rapport aux témoins.

Mais par ailleurs, nos études ont démontré que la fertilisation potassique peut stopper l'infestation par T. numismaticum. Ainsi, après fertilisation potassique, le taux moyen d'infestation par T. numismaticum s'est abaissé de 40 à 21% alors que sur une parcelle voisine non fertilisée en potassium, ce taux s'est élevé de 38 à 80%.