Publications du Service canadien des forêts

Observations sur le métabolisme de l'urée dans l'humus de trois sapinières du Québec. J.D. Gagnon (ed.) Fertilisation des sapinières naturelles du Québec. 1971. Roberge, M.R. s.n., S.l. Information Report Q-F-X-14.

Année : 1971

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 15889

La langue : Anglais

Séries : Rapport d'information (CFL - Québec)

Disponibilité : PDF (télécharger)

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Résumé

En juin 1969, trois peuplements de sapin (Abies balsamea (L.) Mill) âgés de 60 ans venus après coupe à blanc ou chablis ont été fertilisés avec de l'urée. Doux jours après l'addition de l'urée, on ne retrouvait plus que des traces d'azote sous cette forme. En fait, il restait 6 lb d'urée-N/acre où 100 lb avaient été ajoutées, 8 lb où 200 lb avaient été ajoutées, et 23 lb où 300 lb avaient été ajoutées. Le pH le plus élevé a été observé où 300 lb d'urée-N/acre avaient été ajoutées. Il a été observé dans la couche de surface d'une épaisseur d'environ 1 po. Il était de 8.0. Enfin, la quantité d'azote sous forme d'ammonium équivalait a 90% de l'azote ajouté sous forme d'urée deux jours auparavant. Trois mois après l'addition de l'urée, on ne retrouvait plus d'azote sous cette forme. Le pH le plus élevé a été de nouveau observé où 300 lb d'urée-N/acre avaient été ajoutées. Il était de 5.6. On retrouvait dans l'humus 90% de l'azote ajouté sous forme d'urée. Cependant, 20% seulement était sous forme d'ammonium. Le reste était sous forme organique. Ces résultats indiquent que la fertilisation à l'urée a été réussie. L'urée s'est transformée en une forme assimilable pour les plantes. Cette transformation a été accompagnée d'une remontée du pH de ces humus trop acides. Aucune perte d'azote n'a été observée. Tout laisse supposer qu'il n'y aura pas de pertes dans le futur. L'étude de la transformation de l'ammonium restant en azote organique et la retransformation de l'azote organique en ammonium devrait donc être le centre des investigations à venir.