Publications du Service canadien des forêts

Mortality of balsam fir and white spruce following a spruce budworm outbreak in the Ottawa River watershed in Quebec. 1981. Blais, J.R. Canadian Journal of Forest Research 11(3): 620-629.

Année : 1981

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 14349

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

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Résumé

Les peuplements de sapin-épinette dans l'Outaouais furent sévèrement défoliés par la tordeuse des bourgeons de l'épinette, Choristoneura fumiferana Clem., de 1967 à 1975. Dix-huit places d'étude furent établies dans des peuplements mûrs, mélangés et résineux pour évaluer l'impact de l'invasion sur le sapin, Abies balsamea Mill., et l'épinette blanche, Picea glauca (Moench) Voss, ainsi que la mortalité différée de ces deux espèces après la fin de l'invasion. Les places d'étude furent établies en 1975, dernière année de défoliation, et furent visitées tous les ans jusqu'en 1979. De 1975 à 1979 la mortalité du sapin passa de 44 à 91%, et celle de l'épinette de 17 à 52%. Ainsi, pour chacune des espèces, plus de 50% des arbres qui sont morts atteignirent cet état au cours des 4 années qui suivirent la fin de l'épidémie. La mortalité du sapin et de l'épinette fut aussi élevée dans les peuplements mélangés (feuillus et arbres hôtes) que dans les peuplements résineux (sapin et épinette). Un inventaire pratiqué en 1980 le long de 710 km de chemins en forêt dans la région, a permis d'établir que la mortalité notée dans les places d'étude était bien représentative de l'ensemble du territoire. De plus, la mortalité dans les jeunes peuplements de sapin (20-50 ans), était presque aussi élevée que dans les peuplements de sapin mûr. Depuis le début du vingtième siècle, l'intervalle entre les épidémies de tordeuse eurent une durée d'environ 30 ans dans l'Outaouais. Cependant, le taux élevé de mortalité chez l'épinette et dans les jeunes peuplements de sapin qui a sévi au cours de cette dernière invasion, n'a pas été atteint lors des invasions précédentes. Une abondante régénération de sapin est présente à travers le territoire, mais plusieurs années s'écouleront avant que ces jeunes arbres atteignent la maturité et soient propices au développement d'une autre épidémie de tordeuse. L'intervalle entre cette dernière invasion et la prochaine pourrait donc être plus long que les précédents.