Publications du Service canadien des forêts

Condition du sapin et de l'épinette blanche dans la région du parc des Laurentides en 1979 face à l'épidémie de la tordeuse, et prévisions des pertes. 1980. Blais, J.R. Environnement Canada, Service canadien des forêts, Centre de recherches forestières des Laurentides, Sainte-Foy (Québec). Rapport d'information LAU-X-43. 16 p.

Année : 1980

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 14342

La langue : Français

Séries : Rapport d'information (CFL - Québec)

Disponibilité : PDF (télécharger)

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Résumé

Un réseau de 37 places d'étude fut établi en 1979 dans la région du Parc des Laurentides afin de déterminer l'impact de la tordeuse sur le sapin et l'épinette blanche de grosseur marchande. Des 1,850 sapins examinés, environ 12% étaient morts. La mortalité se retrouvait surtout chez les arbres à plus faibles diamètres (10 à 14 cm dhp) et la perte en volume équivalait à 7% du volume marchand total de sapin. Le degré de défoliation a été déterminé pour chaque arbre; 30% des sapins encore vivants avaient perdu plus de 75% de leur feuillage. La plupart de ces arbres sont très affaiblis et mourront au cours des 2 à 3 prochaines années, même sans défoliation subséquente.

Depuis deux ans les populations de l'insecte ont regressées dans la zone au-dessus de 700 m d'altitude (environ 40% de la région), tandis qu'elles se maintiennent à l'état d'épidémie à plus basse altitude. Le pourcentage de sapins morts était deux fois plus élevé dans les peuplements étudiés à haute (17%) qu'à basse (8%) altitude; par contre, le pourcentage d'arbres moribonds était de 19% et 38% pour l'ensemble des localités étudiées à haute et à basse altitude respectivement. L'inventaire des oeufs indique que l'épidémie doit se poursuivre aux plus basses altitudes du moins au cours de l'année 1980 et les pertes seront certainement très considérables d'ici deux ans car les arbres déjà morts, plus les moribonds, représentent environ 50% des sapins. La situation est d'autant plus grave que c'est dans cette zone que se situent les plus vastes sapinières de la région.

L'épinette blanche est une essence moins commune dans la région du Parc des Laurentides. Aucune des 801 épinettes blanches étudiées était morte, et aucune avait encore subi un degré de défoliation qui pouvait laisser prévoir une mort prochaine. Cependant, si l'épidémie devait se poursuivre encore deux ans, cette essence serait sérieusement affectée par endroit.

Des coupes de pré-récupération et de récupération devraient être pratiquées dans les sapinières du Parc des Laurentides le plus tôt possible, car des pertes prochaines de plusieurs millions de m3 sont à prévoir.