Publications du Service canadien des forêts

Diagnostic biochimique de la présence d'une intoxication par Bacillus thuringiensis sérotype "H3a, 3b" chez deux lépidoptères. 1989. Valéro, J.R.; Letarte, R. Canadian Journal of Microbiology 35 : 444-449.

Année : 1989

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 14239

La langue : Français

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

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Résumé

Une analyse biochimique détaillée a montré que durant le développement larvaire en milieu artificiel, les quantités de K+, de Na+, et de Ca2+ dans l'hémolymphe de Choristoneura fumiferana sain ne varient respectivement que de 85 à 110 mg/100 mL, de 29 à 33 mg/100 mL, et de 4,8 à 7,3 mg/100 mL. Des résultats semblables ont été obtenus chez Malacosoma disstria. Une intoxication par Bacillus thuringiensis "H3a, 3b" (B.t.) modifie considérablement les niveaux de ces cations. Ainsi, 4 h après l'intoxication, les teneurs en K+ chez M. disstria augmentent de 99 à 229 mg/100 mL et en Na+ de 26,5 à 50,3 mg/100 mL, alors que celle en Ca2+ s'abaisse de 5,8 à 1,2 mg/100 mL. Des résultats similaires ont été constatés chez C. fumiferana, mais ces variations surviennent après 2 à 4 jours d'intoxication par B.t. Les variations détectées au cours de la bacillose en ce qui concerne la composition cationique de l'hémolymphe de ces insectes sont rapidement détectables, bien avant que la microscopie photonique puisse confirmer la présence de cette infection. Les activités de l'aspartate aminotransférase, de l'alanine aminotransférase, de l'α-hydroxybutyrate déshydrogénase, et de l'isocitrate déshydrogénase ne varient pratiquement pas dans l'hémolymphe de chenilles saines ou bacillosées des deux insectes étudiés. Ces résultats suggèrent qu'il est possible de diagnostiquer biochimiquement la présence d'une intoxication par B.t. chez des lépidoptères forestiers nuisibles suite à des traitements par cet insecticide biologique destinés à réprimer ces ravageurs.