Publications du Service canadien des forêts

The phenology of white spruce and the spruce budworm in northern Alberta. 1992. Volney, W.J.A.; Cerezke, H.F. Canadian Journal of Forest Research 22(2): 198-205.

Année : 1992

Disponible au : Centre de foresterie du Nord

Numéro de catalogue : 11375

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : Commander une copie papier (gratuite), PDF (demande par courriel)

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Résumé

On a étudié le développement de la tordeuse des bourgeons de l'épinette (Choristoneurafumiferana (Clem.)) sur l'épinette blanche (Piceaglauca (Moench) Voss) dans le nord de l'Alberta en 1969 et de nouveau en 1990. On a décrit la phénologie de l'insecte et de son hôte à l'aide de modèles stochastiques. Le synchronisme qui existe entre l'hôte et l'insecte est remarquable. Chacun des stades larvaires se spécialise en fonction d'un stade de développement particulier des pousses, les larves cessant de se nourrir lorsque les pousses commencent à se lignifier. On a observé peu de différences dans l'évaluation de la durée des stades actifs du point de vue de l'alimentation entre les populations de 1969 et celles de 1990. Les modèles ont également permis de décrire la variation qui peut exister entre les blocs de traitement lorsque les considérations pratiques liées à la planification de traitements appliqués sur de grandes superficies sont source de préoccupations. Mesurés en degrés-jours et pour le même hôte, le début de l'émergence est plus tardif et la période de postémergence est plus courte dans le cas des populations septentrionales que dans celui des populations du sud du Canada. La nature des mécanismes saisonniers qui régulent le développement de la tordeuse des bourgeons de l'épinette est inconnue, mais les différences qui existent entre les populations septentrionales et méridionales de l'insecte laissent entendre que la connaissance de ces mécanismes sera inestimable si l'on doit évaluer l'état de ces populations en fonction de changements climatiques. Trois facteurs, synchronisme du développement de l'insecte avec celui de l'hôte, brièveté des premiers stades larvaires, habitude des premiers stades de se nourrir à l'abri sous les écailles des bourgeons, laissent croire que les traitements aériens qui reposent sur l'ingestion d'une dose létale par l'insecte doivent viser le sixième, et dernier stade larvaire. Ces observations laissent également supposer que la meilleure stratégie de lutte consisterait à éliminer les populations d'insectes plutôt qu'à protéger le feuillage.