Publications du Service canadien des forêts

Soil microbial community response to silvicultural intervention in coniferous plantation ecosystems. 1992. Ohtonen, R.; Munson, A.D.; Brand, D. Ecological Applications 2(4): 363-375.

Année : 1992

Disponible au : Région de la capitale nationale

Numéro de catalogue : 10733

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

Sélectionner

Résumé

Cinq ans après la plantation et le traitement initial, nous avons étudié la réponse d'une communauté microbienne à trois pratiques sylvicoles intensives : modification de la surface du sol (scarifiage), fertilisation et élimination de la végétation concurrente à l'aide d'herbicides. Nous avons corrélé la réponse microbienne à des changements de conditions environnementales, notamment de la température et de l'humidité du sol, des concentrations d'éléments nutritifs disponibles et totaux dans le sol et de l'intensité lumineuse dans le couvert, survenus à la suite des traitements. 
L'élimination de la végétation concurrente et la fertilisation du sol ont entraîné une baisse de la teneur en carbone de la biomasse microbienne (qui variait de 2,1 à 5,3 mg/g dans l'horizon F/H et de 0,14 à 0,62 mg/g dans le sol minéral de surface), déterminée par la méthode de fumigation-extraction. L'élimination de la végétation concurrente a également entraîné une baisse du rapport du carbone microbien sur le carbone organique total (Cmic/Corg), tandis que ce rapport a eu tendance à augmenter dans le nouvel horizon organique constitué au cours des cinq années qui ont suivi le scarifiage de la surface du sol. Les traitements n'ont eu aucun effet sur la teneur en azote de la biomasse microbienne (de 0,15 à 0,40 mg/g dans l'horizon F/H et de 0,014 à 0,057 mg/g dans le sol minéral). Nous avons évalué la structure de la communauté microbienne (volumes relatifs de bactéries et de champignons) sur des lames de verre placées dans les sacs de litière de pins et de trembles. Les effets des traitements sur les volumes relatifs des micro-organismes sur les lames étaient semblables aux effets sur le carbone de la biomasse microbienne dans le sol.
Cinq années de succession végétale ont eu pour résultats un recyclage conservateur de l'azote et une limitation de la communauté végétale par cet élément dans les placettes témoins. La fertilisation n'entraîne pas de changements de cet état, le scarifiage fait augmenter la limitation en azote, et l'élimination de la végétation concurrente est à l'origine d'une limitation apparente en carbone. La baisse de la quantité d'éléments nutritifs par le scarifiage a entraîné une apparente limitation par ces éléments et une hausse du rapport C/N de la communauté microbienne. La hausse de la quantité d'éléments nutritifs par la fertilisation ou l'élimination de la végétation concurrente a eu tendance à réduire le rapport C/N de la biomasse microbienne.