Publications du Service canadien des forêts

Low levels of genetic diversity in red pine confirmed by random amplified polymorphic DNA markers. 1992. Mosseler, A.; Egger, K.N.; Hughes, G.A. Canadian Journal of Forest Research 22: 1332-1337.

Année : 1992

Disponible au : Région de la capitale nationale

Numéro de catalogue : 10717

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

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Résumé

Des marqueurs d'ADN polymorphe amplifiés au hasard ont été utilisés pour déterminer la variation génétique de populations isolées de pin rouge (Pinus resinosa Ait.) à Terre-Neuve et pour la comparer à celle des populations de pin rouge qu'on retrouve sur le continent. Le pin rouge présente un profil monomorphe pour 69 amorces oligonucléotiques aléatoires. Des échantillons d'ADN prélevés chez des épinettes blanches (Picea glauca (Moench) Voss) et des épinettes noires (Picea mariana (Mill.) B.S.P.), en même temps que chez le pin rouge, pour détecter 11 amorces nucléotidiques ont montré beaucoup de polymorphisme, ce qui confirme l'hétérogénéité génétique caractérisant les épinettes de la zone boréale. Les résultats obtenus avec ces marqueurs correspondent aux données sur la diversité génétique obtenues grâce à des estimations à l'aide de marqueurs de gènes d'isoenzymes chez les épinettes et le pin rouge. Ces marqueurs confirment encore une fois le faible taux de variation génétique dans un échantillon aléatoire du génome du pin rouge. Une période d'isolement variant entre 8000 et 10 000 ans sur l'île de Terre-Neuve n'a produit que peu de différenciation génétique détectable chez les populations insulaires par rapport aux populations continentales, et ces dernières n'ont pas retrouvé la diversité génétique qu'elles ont perdue à la suite d'une diminution hypothétique des échanges qui serait survenue au cours d'épisodes glaciaires de l'Holocène. Le faible taux de variation génétique observé chez le pin rouge montre à quel point des organismes à grande longévité et à génération étendue comme les arbres prennent du temps à retrouver une diversité génétique perdue.