Les perturbations naturelles comme les incendies de forêt et les pullulations d'insectes forestiers ont un impact important sur la dynamique des forêts. Elles peuvent altérer considérablement la structure des classes d'âge et la composition spécifique des forêts et, en conséquence, compromettre l'approvisionnement en bois et la disponibilité des habitats à l'échelle régionale. Pour être en mesure d'élaborer des plans et des pratiques de gestion durable efficaces, il faut connaître les régimes de perturbation et leur fréquence et probabilité d'occurrence. On peut également se fonder sur les régimes de perturbations naturelles passés pour évaluer l'efficacité des pratiques forestières actuelles et élaborer des pratiques émulant davantage les perturbations naturelles, en tenant compte, notamment, de la forme des blocs de coupe, de la distribution spatio-temporelle de la récolte et de la répartition des stades de succession végétale. Des approches et des techniques permettant d'intégrer les connaissances sur les perturbations naturelles aux plans de gestion forestière sont également requises.
Il existe une pléthore de données sur les perturbations naturelles passées en Colombie-Britannique. Le ministère des Forêts de la Colombie-Britannique a tenu un atlas cartographique général des incendies de forêt (couvrant une superficie de plus de 20 hectares) entre 1925 et 1988. Le Service canadien des forêts a cartographié les pullulations d'insectes forestiers importantes entre 1920 et 1996. Toutefois, ces données demeurent peu accessibles, tant à l'intérieur de ces organismes qu'à l'extérieur.