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Quelques mots sur l'étude

Le Service canadien des forêts - Sault Ste. Marie, en collaboration avec le Centre d'information sur le patrimoine naturel de l'Ontario (CIPNO) et l'Université de Guelph , ont entrepris cette étude dans le but de connaître la répartition géographique des amphibiens et des reptiles qui habitent les forêts ontariennes et de mieux comprendre les besoins de ces espèces en matière d'habitat. L'étude vise principalement à trouver un équilibre entre le besoin de préserver les caractéristiques essentielles à la diversité biologique et l'exploitation des ressources forestières, ainsi qu'à réduire les coûts associés à la surveillance de la biodiversité. Bien que l'on n'en tienne pas toujours compte, les amphibiens et les reptiles jouent un rôle capital dans la biodiversité de la planète. Les recherches indiquent que les populations d'amphibiens sont à la baisse partout dans le monde. C'est pour cette raison que les chercheurs ont aussi mis sur pied un répertoire erpétologique contenant une description des diverses espèces d'amphibiens et de reptiles que l'on retrouve en Ontario, ainsi qu'une description de leur habitat et de leur statut de conservation. Des données permettent aussi de prévoir le domaine bioclimatique de chaque espèce à l'intérieur d'une zone de 1 km dans l'ensemble de la province. Ces données déterminent les zones dont le climat pourrait soutenir une population de chaque espèce.

La production des cartes de distribution éventuelles

Ce type de prédiction géographique a été rendu possible grâce aux progiciels BIOCLIM/BIOMAP mis au point par Nix (1986) et par nos collègues du Centre for Resource and Environmental Studies de l'Université nationale d'Australie. Dans nos applications, nous utilisons les surfaces climatiques de l'Ontario, un modèle altimétrique numérique (Mackey, 1994) et des données recueillies sur de nombreuses espèces. Nous obtenons ainsi des profils bioclimatiques qui décrivent les conditions climatiques qui prévalent dans les endroits où les espèces ont été observées. Le nombre de relevés utilisés dans l'étude a été réévalué à la baisse en raison de la quantité importante de données émanant de certaines régions (celles situées à proximité des centres urbains et des clubs de naturalistes). La sélection d'un sous-ensemble a été fondée sur le critère selon lequel une distance d'au moins 3 km doit se trouver entre les divers relevés. Les facteurs climatiques comprenaient la température moyenne annuelle, le maximum enregistré lors du mois le plus chaud et les précipitations annuelles, pour n'en nommer que quelques-uns. Le résultat est ensuite comparé à une base de données géographiques sur les climats de la province, qui est accessible au moyen d'un système d'information géographique (SIG). Ainsi, il est possible de déterminer les secteurs géographiques dont le climat est propice à la présence de ces espèces. (voir les cartes de répartition éventuelles). Dans le cas de certaines espèces (comme par exemple la salamandre sombre) il n'a pas été possible de créer une carte de répartition en raison du faible nombre de spécimens observés. La carte de répartition éventuelle ne signifie nullement que l'espèce en question se trouve dans la région indiquée. D'autres facteurs, tels que le type de forêts ou de terres humides présents dans la région, doivent entrer en ligne de compte. Des chercheurs s'affairent actuellement à recueillir d'autres données qui, une fois versées dans le SIG, permettront de tenir compte de ces types de facteurs dans la détermination de l'aire de répartition des espèces actuelles et de réduire les coûts des programmes de relevés sur le terrain. Une explication plus approfondie de ces méthodes se trouvera dans un document publié prochainement intitulé «Cartographie bioclimatique des reptiles et amphibiens de l'Ontario» (McKenney et al.)