Publications du Service canadien des forêts

Fuel accumulation in a high-frequency boreal wildfire regime: from wetland to upland. 2017. Thompson, D.K.; Parisien, M.-A.; Morin, J.; Millard, K.; Larsen, C.P.S.; Simpson, B. Canadian Journal of Forest Research 47(7):957-964.

Année : 2017

Disponible au : Centre de foresterie du Nord

Numéro de catalogue : 38304

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.1139/cjfr-2016-0475

† Ce site peut exiger des frais.

Résumé en langage clair et simple

La connaissance du risque d’incendie est un élément essentiel de la préparation des collectivités aux incendies de végétation. En plus des conditions météorologiques et de la topographie, l’un des principaux facteurs d’incendie est la « charge de combustible », c’est-à-dire la somme des végétaux vivants et morts dans une zone. Les charges de combustible dans les forêts de pins et d’épinettes sont généralement bien connues, mais celles dans les milieux humides de la forêt boréale demeurent peu documentées. Dans cette étude, les chercheurs ont comparé la charge de combustible dans les forêts sèches des hautes terres et les milieux humides du Parc national Wood Buffalo dans la région nord-est de l’Alberta entre 2012 et 2014. Les chercheurs ont aussi déterminé à quand remontait le dernier incendie de végétation à partir de cartes d’incendies antérieures et de données sur les anneaux des arbres. Ils ont constaté que les forêts sèches et les milieux humides ont des charges de combustible semblables et que les plus grandes charges de combustible se trouvent dans les forêts humides d’épinettes au bord des milieux humides. Les milieux humides où dominent les graminées avaient de loin une plus grande charge de combustible que les estimations utilisées pour la gestion des incendies de végétation au Canada. Ce constat aide à expliquer pourquoi une si grande partie des prairies humides brûle dans le nord du Canada pendant les années de sécheresse. Cette étude a également montré que ces milieux humides dominés par les graminées dans la région boréale ont récupéré leur charge de combustible environ quatre années après un incendie, comparativement à 30 années ou plus dans d’autres écosystèmes comme les forêts de pins. Cette information nous aidera à mieux connaître le risque d’incendie de végétation et à déterminer les mesures de prévention.

Dernière mise à jour :