Publications du Service canadien des forêts

Changes in mean forest age in Canada’s forests could limit future increase in area burned but compromise potential harvestable conifer volumes. 2017. Boulanger, Y.; Girardin, M.; Bernier, P.; Gauthier, S.; Beaudoin, A.; Guindon, L. Can. J. For. Res. 47: 755-764.

Année : 2017

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 37890

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Résumé

On anticipe une augmentation de l’activité des feux de forêt au Canada à cause du changement climatique mais on ne tient généralement pas compte des rétroactions de la végétation. À l’aide de nouvelles informations concernant la sélectivité et l’évitement du feu en fonction de l’âge et de la composition des peuplements, nous avons utilisé des modèles de simulation simples qui tiennent compte des changements dans les matrices d’âge régional engendrés par le feu et la coupe pour prévoir les futurs taux de brûlage. Nous avons également prévu la vulnérabilité régionale estimée de l’approvisionnement en bois face aux feux de forêt en tenant compte de ces nouveaux taux de brûlage. L’inclusion de rétroactions reliées à l’âge devrait avoir un impact important sur l’augmentation prévue des taux de brûlage, surtout dans les zones soumises à un forçage climatique agressif où le feu est très actif. Les taux de brûlage devraient augmenter encore mais devraient être 50 % moins élevés en 2100 que s’ils étaient anticipés sans rétroaction biologique dans certaines zones. Les rétroactions négatives devraient être pratiquement inexistantes lorsque les taux de brûlage potentiels sont inférieurs à 1 %, tandis que les taux de brûlage effectifs devraient diminuer de plus de 0,5 point de pourcentage lorsque les taux potentiels de brûlage dépassent 2,5 %. L’inclusion des rétroactions entre le feu et la végétation n’a eu pratiquement aucun impact sur le volume total récolté. À mesure que le feu brûle davantage de vieux peuplements de conifères, des impacts légèrement négatifs sur les conifères récoltés sont prévus presque partout. Ces résultats font ressortir la nécessité d’incorporer les rétroactions entre le feu et la végétation lorsqu’on prévoit les taux futurs de brûlage.

Résumé en langage clair et simple

Dans cette étude, les chercheurs ont tenu compte de l’effet des feux sur la composition de la végétation dans des modèles de projection des surfaces forestières brûlées. Les résultats ont démontré qu’en tenant compte de cet effet, les projections d’aires brûlées dans les zones les plus à risque diminuent de 50 % par rapport aux projections sans cette variable. Par ailleurs, puisque les feux brûlent davantage les vieux peuplements de conifères, ceux-ci deviennent moins disponibles pour la coupe.

Avec les changements climatiques, les chercheurs prévoient une augmentation de l’activité des feux au Canada. Les résultats de cette étude soulignent l’importance de tenir compte de l’effet des feux sur la végétation quand des modèles de prédiction des feux sont utilisés.

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