Publications du Service canadien des forêts

Growth and survival of seven native willow species on highly disturbed coal mine sites in eastern Canada. 2014. Mosseler, A.; Major, J.E.; Labrecque, M. Canadian Journal of Forest Research 44: 340-349.

Année : 2014

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 35400

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.1139/cjfr-2013-0447

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Résumé

D’importantes différences étaient apparentes parmi sept espèces indigènes de saule (Salix) d’Amérique du Nord comparées et évaluées dans des essais sur le terrain en plantation comparative pour la survie, la production de biomasse et la structure en taillis sur le site d’anciennes mines de charbon du Nouveau-Brunswick, au Canada. La plupart des espèces avaient un taux de survie relativement constant après la phase initiale d’établissement; ce qui permettait de faire de bonnes predictions de survie finale durant la première ou la deuxième année après l’établissement. Des sections de tige dormante non racinées, prélevées parmi les clones de cinq espèces de saule précédemment testés pour leur croissance, ont davantage survécu et mieux poussé sur le site minier à réhabiliter que celles qui ont été prélevées directement dans des populations naturelles. Cela démontre qu’on peut rapidement améliorer le taux de survie en s’appuyant sur les résultats d’essais antérieurs sur le terrain. La survie à cinq et six ans s’est améliorée en moyenne de 70 à 94 % dans le cas de S. eriocephala Michx. et de 42 à 84 % dans le cas de S. interior Rowlee. Les meilleurs clones chez les deux espèces avaient un taux de survie supérieur à 95 % et produisaient approximativement 5-6 t·ha−1 (t = tonne) de biomasse après deux ans de croissance en taillis. Nous recommandons ces deux espèces pour la réhabilitation des sites miniers parce qu’elles ont dans l’ensemble la meilleure croissance et le taux de survie le plus élevé. Malgré une capacité d’enracinement en moyenne faible chez S. bebbiana Sarg., S. discolor Muhl. et S. humilis Marshall, certains génotypes de ces espèces avaient un taux élevé de survie et une bonne croissance, ce qui justifie la poursuite de la sélection pour ces caractères.

Résumé en langage clair et simple

Nous avons fait l’essai de grands nombres de clones de sept espèces indigènes de saule (Salix) dans d’anciens sites de mine de charbon au Nouveau-Brunswick. Les tiges ont été récoltées dans des populations naturelles du centre et de l’est du Canada. L’objectif était de déterminer des clones de série parmi les saules indigènes les plus prometteurs pour la remise en état, ou végétalisation rapide, de zones très perturbées, comme les sites miniers. Les saules serviraient de culture-abri en vue d’établir une succession naturelle ou artificielle vers des conifères de valeur. Nous avons relevé des différences importantes de survie, de croissance et de forme de croissance entre les espèces. Après l’implantation des boutures non racinées, les meilleurs clones de Salix eriocephala et de S. interior ont montré un taux de survie supérieur à 95 % et produit de 5 à 6 Mt ha-1 de biomasse fraîche après 2 ans de croissance en taillis. Nous recommandons les deux espèces pour la remise en état des sites miniers, parce que ces saules se sont le mieux développés dans l’ensemble et ont eu le meilleur taux de survie. Malgré un enracinement moyen médiocre, les espèces S. bebbiana, S. discolor et S. humilis ont eu des clones qui ont bien survécu et se sont développés. Il convient donc de pousser la sélection des caractères en jeu. Des clones choisis de ces espèces servent maintenant à la remise en état de sites de mine des métaux de base en Ontario et de sites de mine d’or au Québec. Ils pourraient aussi être employés pour végétaliser et reboiser des sites de mise en valeur des sables bitumineux et d’exploration pétrolière et gazière en Alberta.

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