Publications du Service canadien des forêts

Effect of temperature on soil organic matter decomposition in three forest biomes of eastern Canada. 2006. Paré, D.; Boutin, R.; Larocque, G.R.; Raulier, F. Can. J. Soil Sci. 86: 247-256.

Année : 2006

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 26540

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Résumé

La sensibilité de la décomposition de la matière organique du sol à la température est critique à l’équilibre du cycle global du carbone et à la possibilité d’une rétroaction positive des sols aux changements climatiques. Le couvert forestier détermine la qualité de la litière qui contrôle en grande partie la qualité de la matière organique du sol et sa sensibilité à la température. L’effet de la température sur la décomposition de la matière organique a été étudié le long d’un gradient latitudinal comprenant l’érablière, la sapinière et la pessière noire. Des incubations de sol en laboratoire de longue durée ont été conduites à quatre températures différentes afin de discriminer l’effet de la température de celui de la qualité de la matière organique sur les taux de décomposition. Le taux de minéralisation spécifique de C de l’humus était plus élevé pour les sites de sapin baumier, intermédiaire pour un site d’érable à sucre et plus faible pour les sites d’épinette noire et l’autre site d’érable à sucre. Cependant, si l’on considère le réservoir total de C de l’horizon FH et les premiers 20 cm du sol minéral, nous pouvons estimer que les sites de conifères montrent un flux plus élevé de C que les sites de l’érablière à toutes les températures. L’estimation des taux de minéralisation de C au champ, réalisée à l’aide des registres de température au champ de tous les sites, montrent la même tendance bien que les sites de conifères soient plus froids. Le Q10 du taux de respiration de l’humus de tous les sites augmente avec la température. Un effet significatif de la température sur le réservoir de C labile a été détecté dans le sol minéral de certains sites suggérant un potentiel pour des pertes de C à long terme avec le réchauffement. Les faibles estimés des taux de minéralisation de C des sols de l’érablière sont peut-être dus à la plus grande activité de décomposition dans la couche L, avant que le C n’entre dans les horizons du sol sousjacent. Ces observations suggèrent que les sols de conifères ne sont pas plus résistants que les sols des forêts feuillues à accroître leur taux de respiration spécifique suite au réchauffement.