Publications du Service canadien des forêts

Implications of floristic and environmental variation for carbon cycle dynamics in boreal forest ecosystems of central Canada. 2002. Yu, Z.C.; Apps, M.J.; Bhatti, J.S. Journal of Vegetation Science 13: 327-340.

Année : 2002

Disponible au : Centre de foresterie du Nord

Numéro de catalogue : 21085

Langue : Anglais

Résumé

Nous avons analysé les données sur la composition spécifique, les détritus et les sols de 97 peuplements forestiers boréaux sur un transect situé dans le centre du Canada, en appliquant des techniques d'analyse des correspondances, pour déterminer les variables environnementales/stationnelles dominantes qui différencient ces peuplements. Sur les graphiques d'analyse redressée des correspondances pour le sous-étage, les peuplements de Picea mariana sont regroupés, indiquant une composition uniforme du sous-étage (mousses hypnacées et éricacées), tandis que ceux de Populus tremuloides montrent un sous-étage plus varié (environ 30 espèces, la plupart arbustives ou herbacées). Les peuplements de Pinus banksiana comptent plusieurs espèces caractéristiques de lichens à caribous (Cladina spp.), mais les semis de Pinus et les gaulis y sont rares. Bien que les variables climatiques présentent une grande variation le long du transect, les résultats de l'analyse canonique des correspondances indiquent que les conditions stationnelles sont plus déterminantes pour la composition des espèces et la différenciation des types de peuplements. Les caractéristiques de la couverture morte (litière et couche d'humus, débris ligneux et drainage) figureraient parmi les variables stationnelles les plus importantes. Les peuplements de Picea se caractérisent par des densités moyennes du carbone (C) significativement plus élevées dans la litière et l'humus ensemble (43530 kg C.ha-1) par comparaison aux peuplements de Populus (25500 kg C.ha-1) et de Pinus (19400 kg C.ha-1). L'épaisse couche organique superficielle dans les peuplements de Picea de basses terres joue un rôle important dans la régulation de la température et de l'humidité du sol ainsi que de la décomposition de la matière organique, donc dans la dynamique du carbone de l'écosystème. Au cours de la succession forestière après une perturbation entraînant le remplacement d'un peuplement (p. ex. un feu), la biomasse des arbres et l'épaisseur de la couche organique superficielle augmente au fur et à mesure du rétablissement de la forêt pour tous les types de peuplements; toutefois, les débris de la biomasse ligneuse diminuent dans un premier temps, puis augmentent après environ 80 ans. Les densités en carbone du sol diminuent légèrement avec l'âge dans les peuplements de Populus, mais elles augmentent dans les autres types de peuplements. Ces résultats indiquent la complexité des processus de transfert du carbone entre différentes composantes (biomasse des arbres, détritus, couverture morte et sol) des écosystèmes boréaux à différents stades de la succession.