Publications du Service canadien des forêts

Incidence and impact of Entomophaga aulicae (Zygomycetes: Entomophthorales) and a nucleopolyhedrovirus in an outbreak of the whitemarked tussock moth (Lepidoptera: Lymatriidae) 2002. van Frankenhuyzen, K.; Ebling, P.M.; Thurston, G.S.; Lucarotti, C.J.; Royama, T.; Guscott, R.; Georgeson, E.; Silver, J. The Canadian Entomologist 134: 825-845.

Année : 2002

Disponible au : Centre de foresterie des Grands Lacs

Numéro de catalogue : 21059

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Résumé

En Nouvelle-Écosse, les infestations périodiques de chenilles à houppes blanches, Orgyia leucostigma Fitch, durent ordinairement de 3 à 5 ans. Les changements dans la population au cours d'une infestation récente ont été suivis de 1997 à 2001 par évaluation aérienne de la défoliation et par inventaire des masses d'oeufs en automne. La première défoliation importante a eu lieu en 1996 et recouvrait 250 ha. la zone défoliée a augmenté rapidement jusqu'à envahir des centaines de milliers d'hectares en 1998 pour diminuer par la suite jusqu'à environ 4700 ha en 2000 et 0 ha en 2001. La zone totale infestée (>0,01 masse d'oeufs par trois branches d'Abies balsamea L. (Pinaceae)) a diminué d'environ 1,4 million ha en 1997 à environ 13500 ha en 2001. Entre 1996 et 2001, un total cumulatif de 2,4 millions ha ont été affectés, recouvrant presque la totalité de la province. Leffondrement des populations de chenilles en 1998 était associé à l'omniprésence d'un nucléopolyédrovirus (NPV) à enrobement simple et d'Entomophaga aulicae (Rechardt in Bail) Humber (Zygomycetes : Entomophthorales). L'échantillonnage des populations de chenilles à la fin de juillet et en août 1998 a révelé l'omniprésence de ces pathogènes pratiquement sympatriques dans les régions soumises à la pression de la défoliation et les infections par chacun de ces deux pathogènes affectaient plus de 75 % des chenilles à plusieurs sites. L'impact des pathogènes sur la survie des chenilles a été étudié en 1999 dans une enclave où persistait une infestation grave et tenace, dans le comté de Hants. Des chenilles ont été prélevées tous les 3 jours sur des branches de sapin baumier entre le 17 juin et le 21 juillet et gardées en élevage pour déterminer les causes de leur mortalité. Les deux pathogènes combinés ont été responsables d'au moins 50 % de la mortalité de la cohorte, calculée comme taux de mortalité marginale selon la méthode de Royama (2001)). Bien que la mortalité de la cohorte sur les sapins baumiers attribuable à la maladie se soit avérée en corrélation significative avec la réduction de la densité moyenne des masses d'oeufs d'une génération à l'autre, la mortalité causée par les pathogènes n'était paos assez élevée pour rendre les populations endémiques et une infestation d'importance moyenne a persisté jusqu'en 2000.