Publications du Service canadien des forêts

A synthesis of the hydrological consequences of large-scale mountain pine beetle disturbance. 2011. Schnorbus, M. Natural Resources Canada, Canadian Forest Service, Pacific Forestry Centre, Victoria, BC. Mountain Pine Beetle Working Paper 2010-01. 30 p.

Année : 2011

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 32211

Langue : Anglais

Séries : Mountain Pine Beetle Working Paper (CFP - Victoria) *

Disponibilité au SCF : PDF (télécharger)

Résumé

La présente infestation par le dendroctone du pin ponderosa (DPP) est devenue la plus étendue jamais répertoriée en Colombie-Britannique. En 2010, la superficie cumulative de forêts de la Couronne de la province infestées atteignait environ 16,3 millions d’hectares. Étant donné l’abondance et la valeur commerciale du pin tordu dans cette province, on a entrepris un programme intensif de coupes de récupération, ce qui a fait augmenter le taux de coupes dans de nombreuses zones touchées par l’infestation. Cette infestation sévit dans le Secteur intérieur de la Colombie-Britannique, une région caractérisée par un régime hydrologique dominé par la neige. Sous un tel régime, les forêts jouent un rôle important dans la régulation du cycle hydrologique terrestre; elles contrôlent la répartition de la pluie et de la neige entre l’interception, l’évaporation, le stockage sous forme de neige et dans le sol, le ruissellement et l’écoulement fluvial. Dans le passé, la plupart des travaux de recherche en hydrologie liés aux effets des perturbations forestières ont porté sur l’impact des coupes à blanc. La caractéristique marquante de la présente infestation par le DPP, malgré son étendue et son ampleur sans précédent, est qu’il s’agit d’une perturbation biotique qui n’entraîne pas nécessairement la perte complète des peuplements. Contrairement à une perturbation causant un rajeunissement de la forêt (comme les coupes à blanc et les incendies importants), même des peuplements constitués uniquement de pins peuvent conserver une structure secondaire fonctionnelle sur le plan hydrologique après la destruction partielle causée par le DPP. La présence d’une telle structure secondaire à plusieurs paliers peut atténuer les effets de la destruction des pins causée par le DPP. Cette question exige une mesure plus précise des impacts d’un événement non associés à un rajeunissement de la forêt sur l’hydrologie et une meilleure compréhension des effets allant de la perte de cime à la mort des arbres sur le cycle hydrologique. L’étude de synthèse suivante passe en revue les travaux de recherche portant sur les effets d’une perturbation à grande échelle causée par le DPP, lesquels travaux ont surtout été effectués au cours des cinq dernières années. Nous mettons l’accent sur les recherches qui portent expressément sur l’impact de la destruction des pins causée par le DPP (ou la perturbation biotique en général) et sur les effet cumulatifs des opérations de récupération à grande échelle entreprises pour contrer cet impact. En général, les perturbations forestières augmentent l’accumulation de neige et la fonte, réduisent les pertes par interception et évaporation et augmentent le ruissellement et l’écoulement fluvial. Les résultats, qui sont en général concordants, indiquent que les perturbations forestières biotiques ont un impact hydrologique intermédiaire entre celui d’une forêt saine et celui d’une coupe de récupération. Toutefois, les résultats varient d’un endroit à l’autre et il y a des exceptions, ce qui introduit une certaine variabilité et incertitude dans les effets hydrologiques potentiels et rend les prévisions difficiles. À l’échelle du bassin, la coupe de récupération devrait augmenter l’apport d’eau. La destruction des pins par le DPP et les coupes de récupérations devraient avoir un effet sur le débit de pointe. Lorsque l’impact est suffisamment important, le débit de pointe varie de telle sorte que pour une fréquence donnée, l’ampleur augmente, et pour une ampleur donnée, l’événement devient plus fréquent. Ces résultats dans leur ensemble indiquent que la destruction des pins causée par le DPP a un impact moindre sur le débit de pointe que l’effet cumulatif conjoint de cette destruction et des coupes de récupération. Ces recherches comportent des lacunes; ainsi, il est difficile de mesurer les effets de la structure secondaire et ceux de la détérioration et de la récupération subséquente des peuplements avec le temps.

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