Publications du Service canadien des forêts

Historical frequency, intensity and extent of mountain pine beetle disturbance in British Columbia. 2010. Alfaro, R.I.; Campbell, E.; Hawkes, B.C. Natural Resources Canada, Canadian Forest Service, Pacific Forestry Centre, Victoria, BC. Mountain Pine Beetle Working Paper 2009-30. 52 p.

Année : 2010

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 31405

Langue : Anglais

Séries : Mountain Pine Beetle Working Paper (CFP - Victoria) *

Disponibilité au SCF : Commander une copie papier (gratuite), PDF (télécharger)

Résumé

Cette étude utilise la dendrochronologie pour retracer l'historique des flambées de dendroctones du pin ponderosa au cours des 200 dernières années et pour décrire la relation qui existe entre les flambées et les changements des conditions climatiques ainsi que l'historique des feux. L'historique des flambées de dendroctones du pin ponderosa a été recréé à partir de carottes et de plateaux issus de 85 peuplements en Colombie-Britannique et en Alberta. À partir de données tirées de relevés aériens, un logiciel pour les études dendrochronologiques a été programmé de façon à détecter les reprises de croissance qui pourraient avoir été causées par les flambées de dendroctones. En plus des flambées des années 1970 et 1980, les données sur les reprises de croissance indiquent qu'il y a sans doute eu d'autres flambées de dendroctones à la fin des années 1870 et dans les années 1900, 1930 et 1940. Les périodes de reprise de croissance associées aux flambées de dendroctones ont duré jusqu'à 20 ans, alors que les augmentations de la vitesse de croissance étaient en moyenne de 58 % à 65 %. D'après les intervalles entre les périodes de reprise de croissance, on a estimé que les flambées réapparaissaient à des intervalles de 30 à 40 ans. Bien que l'intensité des flambées de dendroctones précédentes semble être plus importante dans le centre de la Colombie-Britannique qu'au nord ou en Alberta, il faut toutefois poursuivre les études. Un histogramme affichant les fréquences de reprises de croissance indique que les flambées se sont intensifiées au cours des deux derniers siècles.
Les liens entre les flambées de dendroctones et la variabilité du climat ont été évalués à partir de données météorologiques obtenues au moyen d'instruments, de données climatiques modélisées et de reconstitutions historiques des conditions climatiques à l'aide des données sur les anneaux de croissance des arbres. Les données de stations météorologiques ont révélé que les flambées de dendroctones apparaissaient pendant des périodes de chaleur prolongées qui se traduisaient par une sécheresse. Les indices de sécheresse ainsi que les températures automnales et printanières des 150 dernières années au moins ont pu être reconstituées à l'aide des données relatives à l'épaisseur des anneaux de croissance des arbres. Bien qu'elle soit de plus en plus fréquente aux limites de l'habitat actuel des dendroctones (p. ex. le parc national Banff), la sécheresse est une condition qui persiste dans le centre de la Colombie-Britannique, où les flambées ont eu une durée beaucoup plus longue. Malgré le fait que les températures reconstituées à partir des anneaux de croissance des arbres semblent osciller davantage, celles prédites à l'aide des modèles indiquent une augmentation assez linéaire, les températures printanières étant les plus changeantes. La sécheresse a augmenté de façon similaire. Comme celle-ci diminue considérablement la résistance des arbres face aux attaques de dendroctones, et que les chaudes températures printanières sont essentielles à la survie des larves, on peut s'attendre à ce que le climat aux limites de la flambée de dendroctones actuelle continue de fournir les conditions idéales pour d'autres flambées de dendroctones. Les liens entre l'apparition des flambées de dendroctones et l'historique des incendies ont été évalués à l'aide de diverses méthodes propres à la dendrochronologie. La datation des cicatrices de feux sur le plateau de la région de Cariboo-Chilcotin au centre de la Colombie-Britannique a révélé que les feux étaient moins fréquents au XXe qu'au XIXe siècle. Cela pourrait expliquer pourquoi les flambées des années 1930 et 1940, ainsi que des années 1970 et 1980 ont été plus considérables dans cette région. Les peuplements des régions caractérisées par des régimes de feux dont l'intensité était faible ou variable ont été plus souvent touchés par des flambées que les régions où les feux entraînent le remplacement des peuplements. Parmi les peuplements qui ont pris naissance à la suite de feux donnant lieu au remplacement des peuplements, on note que le temps écoulé depuis le feu a une grande incidence sur la fréquence des flambées de dendroctones : celles-ci étaient plus fréquentes dans les peuplements 50 à 100 ans après un feu, soit lorsque les arbres sont moins résistants aux attaques des dendroctones et que les tissus du phloème favorisent la croissance des dendroctones.

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