Publications du Service canadien des forêts

Assessment of post-beetle impacts on natural regeneration of lodgepole pine. 2009. Egger, K.N.; arocena, J.; Green, S.; Kennedy, N.; Massicotte, H.; Tackaberry, L.; Scholefield, S Natural Resources Canada, Canadian Forest Service, Pacific Forestry Centre, Victoria, B.C. Mountain Pine Beetle Working Paper 2009-07. 22 p.

Année : 2009

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 30128

Langue : Anglais

Séries : Mountain Pine Beetle Working Paper (CFP - Victoria) *

Disponibilité au SCF : Commander une copie papier (gratuite), PDF (télécharger)

Résumé

La perturbation écologique due aux incendies de forêt (2004) qui ont touché environ 10,000 hectares de forêt près de Kenney Dam était une occasion unique d'étudier la régénération naturelle et artificielle de peuplements infestés par le dendroctone du pin ponderosa (Dendroctonus ponderosae Hopkins) brûlés dans le Centre-Nord de la Colombie-Britannique. Le dendroctone du pin a été défini comme un agent perturbateur naturel qui peut précéder les incendies dans les forêts de pins tordus latifoliés (Pinus contorta var. latifolia). Dans la présente étude, nous avons tenté de : définir les caractéristiques de la régénération du pin tordu latifolié et les conditions de sa niche écologique, au moyen d'une gamme de scénarios de perturbations associés à l'infestation par le dendroctone du pin ponderosa (DPP) et aux incendies de forêt; déterminer les facteurs qui limitent la germination, la survie, le recrutement et la croissance de la régénération naturelle et artificielle, et qui sont liés aux effets de l'humidité du site, à la gravité de l'incendie et à la végétation concurrente; offrir des conseils concernant les implications sur la gestion opérationnelle des conclusions relatives aux peuplements de pins tordus latifoliés brûlés ensuite par des incendies de forêt. On a comparé la germination, la survie et le recrutement de semis de pins tordus latifoliés durant deux saisons de croissance, sur 18 parcelles perturbées, parmi lesquelles on comptait trois classes de gravité d'incendie, deux régimes d'humidité, des semis de deux origines différentes et deux types de lits de semences. Durant les saisons de croissance suivant l'incendie (2005 et 2006), les parcelles semées ont connu une forte germination printanière, suivie en continu par des vagues mineures de nouvelle germination, qui se sont achevées en août 2006. C'est sur les sites humides que la régénération naturelle était la plus forte, et la densité des semences augmentait proportionnellement à la diminution de l'intensité du feu. Sur les sites secs, les nouvelles pousses étaient rares et limitées par les conditions liées à l'intensité moyenne à élevée des incendies, la germination étant plus importante là où les incendies avaient été moins importants. La provenance des semis n'a pas eu d'influence sur les taux de germination et de survie. Contrairement aux résultats de la germination, de la survie et du recrutement, les taux de croissance étaient plus élevés sur les sites secs et augmentaient proportionnellement à l'intensité de l'incendie de forêt. Par conséquent, bien qu'il soit improbable que le recrutement sur les sites secs suffise à restaurer le peuplement de pins tordus latifoliés, ce sont les survivants de ces sites qui montrent les taux de croissance les plus élevés. Inversement, le recrutement sur les sites humides était suffisant pour restaurer le peuplement, mais les taux de croissance des semis seront probablement entravés par la végétation concurrente. Bien que nous ayons étudié les effets néfastes des dendroctones et du feu sur les propriétés du sol, ainsi que la baisse de la diversité des communautés ectomycorhiziennes et celles fonctionnant selon le cycle de l'azote sur les sites secs, nous n'avons trouvé aucune preuve que ces facteurs éduisent la survie ou la croissance des recrues sur ces sites.

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