Publications du Service canadien des forêts

Mountain Pine Beetle Dispersal through Managed and Unmanaged Landscapes. 2009. Reid, M. Natural Resources Canada, Canadian Forest Service, Pacific Forestry Centre, Victoria, BC. Mountain Pine Beetle Working Paper 2008-17. 17 p.

Année : 2009

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 29221

Langue : Anglais

Séries : Mountain Pine Beetle Working Paper (CFP - Victoria) *

Disponibilité au SCF : Commander une copie papier (gratuite), PDF (télécharger)

Résumé

On estime que la dispersion du dendroctone du pin ponderosa, Dendroctonus ponderosae, sera influencée par les coûts énergétiques de la dispersion, laquelle pourrait, à son tour, être influencée par la composition taxinomique et la densité des arbres des peuplements forestiers. Dans les parcs nationaux Banff et Kootenay, le nombre de dendroctones du pin ponderosa capturés dans les pièges appâtés aux phéromones était trois fois supérieur dans les peuplements de pins tordus que dans les peuplements d'épinettes blanches, et le nombre de dendroctones du pin ponderosa capturés dans le parc national Kootenay était supérieur à celui du parc national Banff. Dans les zones de coupe à blanc et les peuplements éclaircis, le nombre de dendroctones du pin ponderosa n'avait que peu diminué à 90 m de la limite, sauf dans une zone de coupe à blanc au stade de gaule. La présence de deux autres scolytes, le scolyte du pin et le Pityogenes knechteli a considérablement baissé dans les zones de coupe à blanc par rapport aux peuplements adjacents intacts, mais pas dans les peuplements éclaircis. D'ordinaire, ces espèces sont les plus présentes à la limite de peuplements intacts; cette caractéristique n'a pas été clairement observée chez le dendroctone du pin ponderosa. Dans l'ensemble, alors que les scolytes sont généralement présents en moins grand nombre dans les peuplements non hôtes, on les trouve encore principalement dans ce type de peuplement.
Les effets des coûts de dispersion pourraient expliquer les divergences dans les mesures utilisées pour évaluer le succès d'une zone de gestion dans le parc national de Banff; celles-ci pourraient toutefois être davantage liées aux diminutions de la taille de la population qu'aux caractéristiques du peuplement. Dans la zone de gestion à l'est de Banff, dans laquelle tous les arbres au stade vert sont abattus depuis 2002, la zone touchée par les dendroctones du pin ponderosa (mesurée comme étant une zone au stade rouge) a peu changé comparativement aux zones surveillées, mais le nombre de cellules de 25 ha dans lesquels des arbres au stade rouge étaient présents a considérablement diminué. Les prises relevées dans les pièges installés dans les deux zones ont révélé que le nombre de dendroctones capturés a diminué et que leur état corporel était moins bon dans la zone de gestion que dans la zone de surveillance. Il n'était pas possible de déterminer que la diminution résulte du fait que la production est moins bonne dans la zone de gestion, mais plutôt qu'elle est compatible avec l'idée que plus la population est petite, plus le rayon de dispersion du dendroctone du pin ponderosa est limité, ce qui se traduit par un état corporel moins bon des dendroctones. Par conséquent, même si le coût de la dispersion pouvait avoir une incidence sur la propagation des dendroctones du pin ponderosa, ces coûts dépendraient davantage de la taille de la population que des caractéristiques du peuplement.

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