Publications du Service canadien des forêts

Kraft pulp and paper mill utilization options for grey-stage wood. 2008. Radiotis, T.; Berry, R.; Hartley, I.; Todoruk, T Natural Resources Canada, Canadian Forest Service, Pacific Forestry Centre, Victoria B.C. Mountain Pine Beetle Working Paper 2008-09. 73 p.

Année : 2008

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 28782

Langue : Anglais

Séries : Mountain Pine Beetle Working Paper (CFP - Victoria) *

Disponibilité au SCF : Commander une copie papier (gratuite), PDF (télécharger)

Résumé

Le pin tordu (Pinus contorta) attaqué et détruit par le dendroctone du pin ponderosa (Dendroctonus ponderosae) passe par plusieurs stades (rouge et gris) après l'attaque. Le degré d'humidité du bois diminue rapidement, généralement au-dessous du point de saturation des fibres. Par conséquent, le bois répond différemment aux processus de déchiquetage et de réduction en pâte. Selon les recherches réalisées sur du bois attaqué par le dendroctone, bon nombre des propriétés physiques du bois ne sont pas touchées. Les chercheurs n'ont toutefois pas étudié en détail les interactions bois-eau. Dans les deux parties de l'étude, nous examinons la capacité de sorption du bois détruit par le dendroctone par rapport au bois vert. De plus, nous explorons les répercussions de l'utilisation de bois sec détruit par le dendroctone sur les procédés kraft et la qualité de la pâte.

Dans la première partie de l'étude, nous expliquons que la capacité de sorption du bois de pin au stade rouge et gris était légèrement supérieure à celle du bois du pin tordu non attaqué, qu'il s'agisse de l'adsorption ou de la désorption. Le point de saturation des fibres était considérablement plus élevé pour le bois détruit par le dendroctone : 0,331 pour le pin tordu non attaqué, 0,365 pour le bois au stade rouge et 0,394 pour le bois au stade gris. Selon les résultats obtenus, l'hystérésis était similaire, si le degré d'humidité se situait entre 20 et 80 %. Selon les études sur la résonance magnétique nucléaire, le T2 du bois au stade rouge et gris était supérieur, ce qui indique que les molécules de l'eau peuvent se déplacer plus facilement. L'une des explications possibles est que les champignons modifient la structure de la paroi cellulaire, comme le démontrent l'accroissement du point de saturation des fibres et l'augmentation du T2, par rapport au bois non attaqué.

Dans la deuxième partie de l'étude, nous avons comparé le procédé kraft du bois de pin tordu au stade vert, au stade gris et séché au séchoir. À l'étape du déchiquetage, le bois sec a produit plus de fines et moins d'acceptés que les copeaux humides obtenus au stade vert. Le prétraitement des copeaux à la vapeur ou à l'aide du trempage, avant la réduction du bois en pâte, a permis de réduire les rejets de 1 à 2 % (sans prétraitement) à moins de 0,5 % (pour le bois anhydre). Les copeaux au stade vert cuisaient plus rapidement, avaient un rendement en fibres de 3 à 4 % supérieur, consommaient moins d' alcali effectif et leur indice de déchirement était de 3 points supérieur à celui des copeaux au stade gris ou séchés au séchoir. Ces différences s'expliquent par les différences dans la composition du bois. Elles sont probablement attribuables à la variabilité entre les différents arbres plutôt qu'à une infestation par le dendroctone du pin ponderosa. Dans la cuisson LoSolids® utilisée pour réduire les copeaux au stade vert et secs en pâte, l'indice de déchirement a diminué linéairement de 0,03 mN m2/g pour chaque pour cent de copeaux secs ajoutés au mélange. Qui plus est, les flux de circulation de l'eau de brassage ont diminué au fur et à mesure que le pourcentage de copeaux secs augmentait dans le mélange, car les copeaux secs contiennent davantage de pins et de fines. Le changement en teneur de pins et de fines pourrait avoir des répercussions sur l'uniformité de la réduction du bois en pâte et entraîner le bouchage des cribles dans les systèmes industriels.

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