Publications du Service canadien des forêts

Optimization of gluing, lay-up and pressing for mountain pine beetle plywood. 2007. Wang, B.; Dai, C.; Wharton, S. Natural Resources Canada, Canadian Forest Service, Pacific Forestry Centre, Victoria, BC. Mountain Pine Beetle Initiative Working Paper 2007-03. 50 p.

Année : 2007

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 26804

Langue : Anglais

Séries : Mountain Pine Beetle Working Paper (CFP - Victoria) *

Disponibilité au SCF : Commander une copie papier (gratuite), PDF (télécharger)

Résumé

Nous avons exploré la possibilité d'augmenter la récupération de la valeur des grumes de pins tordus (Pinus contorta Douglas) attaqués par le dendroctone du pin ponderosa en adaptant le procédé de fabrication du contreplaqué aux ressources tuées par ce ravageur. Le projet portait sur le classement des placages, l'encollage, l'assemblage des panneaux et le pressage à chaud, et faisait suite à une étude précédente ayant démontré qu'en séparant les grumes attaquées par le dendroctone des grumes qui ne l'étaient pas, la productivité et la récupération du matériau pouvaient être améliorées dès les premières étapes de la production en massicotant plus finement les placages, en améliorant la précision du tri selon l'humidité des grumes et en améliorant la productivité du séchage (Wang et Dai, 2004). Cette étude, qui repose sur les résultats comparatifs d'essais en usine et en scierie sur les placages attaqués et non attaqués, montre que le placage obtenu à partir de pin attaqué par le dendroctone est plus dense et plus résistant que le placage témoin obtenu à partir du traditionnel mélange de bois blanc. Dès lors que les paramètres de fabrication sont correctement ajustés en ce qui concerne le séchage, le classement, l'encollage et le pressage à chaud, la séparation des grumes tuées par le dendroctone offre la possibilité de fabriquer des produits de bois en placage stratifié (LVL) plus rigides et de contreplaqué dont le joint en colle (humide ou sec) a un rendement supérieur et qui peuvent être utilisés pour des solives en I en bois, des poutres ou des chevêtres, des planchers, des platelages et le coffrage du béton. Cela peut compenser, dans une large mesure, la réduction de la récupération du matériau et l'apparition sur le marché japonais de certains produits esthétiques en contreplaqué. Cette pratique de ségrégation deviendra également très importante pour récupérer la plus grande valeur lorsque l'approvisionnement de la scierie en bois tué par le dendroctone (majoritairement au stade gris) dépassera le quart de l'approvisionnement total en grumes de la scierie. La production de contreplaqué a été touchée par les grumes tuées par le dendroctone de la façon suivante : Les placages attaqués par le dendroctone sont plus secs, plus cassants et plus difficiles à manipuler. Ils présentent également différents degrés de taches bleues. Si on veut augmenter la récupération du matériau et le rendement du joint en colle des panneaux, il faut minimiser le séchage excessif des placages. La technologie de vision artificielle utilisée présentement par certaines scieries de contreplaqué ou de LVL ne peut pas différencier les défauts présents dans les zones bleuies du bois. Afin d'améliorer le tri visuel des placages, les systèmes de vision existants peuvent être modifiés de façon à masquer l'effet de la tache bleue ou à séparer les placages tachés de ceux qui ne le sont pas, en utilisant un indice de couleur de saturation. Comparés aux placages témoins, les placages attaqués par le dendroctone ont une plus grande résistance lorsqu'ils sont secs mais aussi lorsqu'ils sont humides, selon les résultats obtenus après avoir mesuré leur résistance au cisaillement et la proportion de ruptures dans le bois. Ces placages ont également un module d'élasticité de 10 p. 100 plus élevé en moyenne et une production dont la qualité de résistance aux contraintes est de 20 p. 100 plus élevée, ce qui peut se traduire par des économies annuelles de 1,5 millions de dollars supplémentaires pour une scierie qui traite 10 p. 100 de grumes tuées par le dendroctone. Pour que le rendement du joint de colle soit optimal et que les coûts de fabrication du contreplaqué attaqué par le dendoctrone soient minimaux, l'encollage peut être maintenu au même niveau que ce qui est actuellement utilisé avec le contreplaqué témoin. Cependant, le temps de pressage du contreplaqué à 5 épaisseurs préparé avec du bois attaqué par le dendroctone devrait être allongé de 10 p. 100 par rapport au contreplaqué à 5 épaisseurs témoin. Le temps d'assemblage devrait aussi être réduit de 10 à 15 minutes, en maintenant la température des placages aussi basse que possible. En outre, les essais de fabrication de contreplaqué à 5 épaisseurs et les essais préliminaires de LVL à 13 épaisseurs ont montré que le module d'élasticité ou la résistance à la flexion du contreplaqué et du LVL obtenus à partir de bois attaqué par le dendroctone sont respectivement de 15 p. 100 et de 20 p. 100 plus élevés que ceux du contreplaqué et du LVL témoins. Les placages obtenus à partir de bois attaqué par le dendroctone sont donc mieux adaptés à la fabrication du LVL plus rigide et de produits en contreplaqué spécialement conçus pour la construction. Avec cette stratégie, la récupération de la valeur d'une ressource tuée par le dendroctone peut être considérablement augmentée.

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