Publications du Service canadien des forêts

Provincial-Level Projection of the Current Mountain Pine Beetle Outbreak: An Overview of the Model (BCMPB v2) and Results of Year 2 of the Project. 2005. Eng, M.; Fall, A.; Hughes, J.; Shore, T.L.; Riel, W.G.; Hall, P.; Walton, A. Natural Resources Canada, Canadian Forest Service, Pacific Forestry Centre, Victoria, BC. Mountain Pine Beetle Initiative Working Paper 2005-20. 54 p.

Année : 2005

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 25686

Langue : Anglais

Séries : Mountain Pine Beetle Working Paper (CFP - Victoria) *

Disponibilité au SCF : PDF (télécharger)

Résumé

La seconde version du modèle BCMPB (BC Provincial-Level Mountain Pine Beetle Model) a été mise au point dans le cadre d'un projet sur deux ans visant à évaluer les impacts de l'infestation du dendroctone du pin ponderosa (DPP), les mesures de gestion des forêts et les interactions entres ces deux facteurs dans l'ensemble de la province. Le présent rapport décrit le modèle et les résultats obtenus à l'issue de la deuxième année de travail. Les résultats de la première année sont présentés à http://www.for.gov.bc.ca/hre/bcmpb/year1.htm. Le sous-modèle de l'infestation de DPP est dicté par des cartes générales illustrant la progression de l'infestation de 1999 à 2004. Le sous-modèle sur la gestion des forêts part des données de l'inventaire du couvert forestier et des informations de gestion pour simuler les activités forestières dans chaque zone d'approvisionnement en bois et concession de ferme forestière, y compris l'exploitation dans les zones infestées et la coupe de récupération.

Nous prévoyons que l'attaque actuelle atteindra son apogée en 2006. Au cours de l'été de cette année-là, 90 millions de mètres cubes de pins marchandables pourraient être tués sur le territoire destiné à l'exploitation. Compte tenu de l'évolution de l'infestation à ce jour, rien ne permet d'espérer que la proportion d'arbres tués sera inférieure à 80 %. Il existe cependant des incertitudes quant au moment où s'arrêtera cette infestation et de quelle façon. Nous avons étudié deux hypothèses : la première voulant que l'infestation continue mais en tuant moins d'arbres que ce qui a été observé jusqu'à maintenant et la seconde, qui suppose une interruption abrupte de l'infestation avant une date fixée comme étant la limite la plus pessimiste. Ces deux scénarios ont des conséquences radicalement différentes pour ce qui est de la gestion de la forêt. Les travaux requis pour déterminer lequel de ces deux scénarios est le plus probable devraient être entrepris immédiatement.

Il existe des incertitudes importantes quant à la période pendant laquelle le bois provenant d'arbres tués par le scolyte pourra encore être utilisé pour la fabrication de produits - c'est-à-dire la durée de conservation du bois. Nous avons simulé différents scénarios mettant en jeu des durées de conservation différentes et les modèles ont montré que ce paramètre avait des conséquences énormes sur le volume de bois que nous ne pourrons pas récolter suffisamment tôt (pertes non récupérables). D'ici à 2016, les scénarios pessimistes concernant la durée de conservation indiquent que jusqu'à 500 millions de mètres cubes de bois pourraient être perdus, tandis que les scénarios optimistes prévoient seulement 200 millions de mètres cubes de pertes irrécupérables. Des travaux sont en cours pour estimer plus précisément les aspects biologiques et manufacturiers de la durée de conservation du bois.

Nous examinons les retombées de divers niveaux d'exploitation. L'augmentation des coupes réduit les pertes non récupérées. Par contre, la majorité des pins susceptibles d'être attaqués se trouvent dans des peuplements mixtes. Si nous intensifions nos efforts de récupération, nous augmentons donc forcément le taux de coupe des essences autres que les pins. Pour chaque mètre cube supplémentaire de bois récupéré, nous récoltons " accidentellement " 1,3 mètre cube d'autres essences de bois.

Nous observons que si le volume de coupe reste constant, la surface récoltée augmente au cours des 8 premières années du scénario puis diminue au cours des 12 années suivantes. Ce phénomène s'explique par une diminution initiale du rendement volumique par hectare, en raison du nombre croissant de pins morts devenus inutilisables, qui est suivie d'une nouvelle augmentation lorsque les activités passent de la récupération des pins morts à la récolte des autres essences.

Les travaux de perfectionnement des données et du modèle vont se poursuivre au cours de l'année qui vient.

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