Publications du Service canadien des forêts

Possible Forest Futures: Balancing biological and social risks in mountain pine beetle epidemics. 2005. Kimmins, J.P.; Seely, B.; Welham, C.; Zhong, A. Natural Resources Canada, Canadian Forest Service, Pacific Forestry Centre, Victoria, BC. Mountain Pine Beetle Initiative Working Paper 2005-11. 57 p.

Année : 2005

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 25507

Langue : Anglais

Séries : Mountain Pine Beetle Working Paper (CFP - Victoria) *

Disponibilité au SCF : PDF (télécharger)

Résumé

Bien que sa sévérité et son étendue puisse découler des pratiques passées de contrôle des incendies et des changements climatiques actuellement intensifiés par les activités humaines, la présente épizootie de dendroctones du pin ponderosa (DPP) en Colombie-Britannique fait partie des perturbations naturelles qui affectent régulièrement les forêts de l'intérieur de la province. L'épizootie est plus un problème social qu'un problème environnemental, bien que la récupération à grande échelle du bois provenant des arbres tués par le scolyte puisse éventuellement accentuer son profil environnemental. La complexité des questions posées lors de l'élaboration des stratégies liées au DPP fait que le problème est loin d'être simple à résoudre. Si cette complexité n'est pas abordée de front, les stratégies mises en place pour lutter contre l'épizootie pourraient bien faire jaillir autant de problèmes que de solutions. Les stratégies doivent être élaborées dans le contexte d'un modèle conceptuel détaillé tenant compte des multiples facettes du problème et des liens qui les relient. Elles doivent également refléter la prise de conscience des incertitudes concernant le développement futur des boisés ravagés par les scolytes car le mode de développement de ces boisés influencera le flux des valeurs et des services environnementaux qui leur seront associés. Il est essentiel de mettre sur pied des systèmes décisionnels détaillés permettant de traiter explicitement les dimensions sociales et environnementales du problème des DPP si l'on veut surmonter la complexité et les incertitudes associées à l'élaboration des stratégies. De nombreuses composantes sont déjà disponibles pour de tels systèmes mais la recherche axée sur les stratégies associées au DPP doit être axée sur les lacunes critiques en matière d'information et soutenir l'élaboration, la validation et l'application de ces systèmes décisionnels pour les analyses de scénarios et des compromis en matière de valeurs. L'application et l'utilisation efficaces de ces outils nécessiteront leur intégration à des interfaces conviviales ainsi qu'à des systèmes d'affichage des résultats et de gestion des données de manière à pouvoir traiter toute une gamme de scénarios. Les travaux de recherche devraient être axés sur leur développement. Ces systèmes décisionnels pour le DPP devraient être appliqués pour la comparaison de trois paradigmes stratégiques : 1) la minimisation des risques biologiques; 2) la minimisation des risques sociaux; 3) l'équilibrage des risques consistant à zoner les terres boisées en secteurs où le risque biologique pourrait être minimisé par des mesures de gestion et en secteurs où on laisserait s'opérer les cycles naturels de perturbation sans interventions de gestion, les risques sociaux étant gérés par des réformes et des arrangements institutionnels. Le premier de ces paradigmes suggère d'utiliser le « génie écologique » par l'intermédiaire de la sylviculture et de la gestion pour débarrasser les forêts touchées des ravageurs et minimiser les risques d'autres perturbations naturelles. Il est peu probable qu'une telle approche aboutisse et les ressources humaines et financières nécessaires seraient astronomiques. Elle menacerait par ailleurs toute une gamme d'autres valeurs forestières. Le second paradigme consiste à accepter les perturbations naturelles et à modifier les économies communautaires et les structures institutionnelles pour aider les communautés et les gouvernements à s'adapter aux conséquences des perturbations d'une façon qui minimise les impacts sociaux négatifs. Il est peu probable que l'on puisse obtenir du public qu'il accepte une telle voie. Le troisième paradigme est une combinaison des deux premiers et met en jeu un zonage des terres équilibré. Il cherche à équilibrer les risques biologiques et les risques sociaux. L'évaluation de l'équilibre optimum et acceptable sur le plan social nécessite d'effectuer des analyses de scénarios et de compromis en matière de valeurs, ce qui ne peut se faire qu'à l'aide des outils décisionnels mentionnés précédemment.

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