Surveillance des événements liés aux changements d’affectation des terres

Le Système national de surveillance, de comptabilisation et de production de rapports concernant le carbone des forêts surveille les changements dans les stocks de carbone qui découlent des activités de boisement, de reboisement ou de déboisement au Canada. En vertu du Protocole de Kyoto, le Canada est tenu de surveiller ces changements qui se sont produits depuis 1990.

De quelle façon le changement d'affectation des terres au Canada contribue-t-il aux émissions de carbone?

Au Canada, l'établissement de nouvelles forêts (ou boisement) ne se fait pas à grande échelle — près de 9 000 hectares chaque année. Ce boisement limité se traduit par le piégeage chaque année de près de un million de tonnes de dioxyde de carbone de l'atmosphère, et ce chiffre n'augmentera que lentement au fil du temps à mesure que de nouveaux arbres croîtront. Le déboisement a des conséquences plus lourdes, mais elles sont tout de même assez petites à l'échelle mondiale. La superficie déboisée chaque année au Canada est passée de juste un peu plus de 64 000 hectares en 1990 à 45 000 hectares en 2009. Par conséquent, les émissions immédiates attribuables à la conversion des forêts ont diminué. En 2009, elles se chiffraient à 18 mégatonnes d'équivalents en dioxyde de carbone, ou d'équivalent CO2, une chute comparativement aux 26 mégatonnes en 1990. Le déboisement au Canada est attribuable principalement à la conversion de forêts aux fins agricoles, au développement industriel, à l'extraction des ressources et à l'expansion urbaine.

Inventaire national du reboisement

L’Inventaire national de reboisement (INR) est un système de compte rendu disponible sur Internet qui a été utilisé pour fournir de l’information au sujet du reboisement au Canada et la transmettre au SNSCPRCF.

L’INR a servi à surveiller les plantations de reboisement mises sur pied dans le cadre du Programme Forêt 2020 - Évaluation et démonstration de plantations.

L’INR illustre la façon dont le Service canadien des forêts peut échanger des renseignements sur le reboisement avec des spécialistes du reboisement par Internet. Les gestionnaires responsables des projets de reboisement peuvent fournir des renseignements au sujet de leurs projets au Service canadien des forêts par l’entremise d’un navigateur Web. Le public peut voir des cartes montrant l’emplacement général des activités de reboisement et obtenir des statistiques sommaires au sujet de la zone reboisée au Canada.

L’INR est hébergé sur le réseau du SNIF. Afin de pouvoir accéder à ce site, vous devez détenir un compte dans le Système national d’information sur les forêts (SNIF).  
Les comptes sont gratuits et disponibles.

Pour en savoir plus, veuillez communiquer avec Brian Simpson

Déboisement

Le déboisement correspond au changement permanent de l’affectation des terres d’une forêt. Que le déboisement se produise en raison de l’expansion des activités agricoles (figure 1), de l’étalement urbain (figure 2) ou de l’activité industrielle, les quantités de carbone qui sont alors libérées par les forêts canadiennes entraînent un accroissement considérable du dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Selon l’état actuel de nos connaissances, il semble que, sur une période de dix ans, le déboisement ait eu une incidence sur moins de 0,1 % des terres forestières du Canada, mais il reste que la diminution du couvert forestier entraîne des émissions importantes de gaz à effet de serre.

Expansion des terres agricoles en bordure des prairies en Saskatchewan.
Figure 1. Expansion des terres agricoles en bordure des prairies en Saskatchewan
 
Déboisement dû à l’étalement urbain, à Prince George, en Colombie-Britannique.
Figure 2. Déboisement dû à l’étalement urbain, à Prince George, en Colombie-Britannique

Le groupe de travail responsable de la surveillance du déboisement s’assure que les méthodes et les bases de données conviennent au Modèle du bilan de carbone pour le secteur forestier canadien (MBC-SFC3) et qu’elles sont utiles aux fins d’autres exigences de rapports et d’information.

Pour en savoir plus, veuillez communiquer avec Don Leckie.