Un aperçu de l'industrie forestière canadienne
L’industrie forestière en chiffres
En 20111, l’industrie forestière représentait environ 23,7 milliards de dollars dans l’économie canadienne — c’est-à-dire environ 1,9 % du produit intérieur brut (PIB) total.
Des entreprises de toutes tailles forment l’industrie forestière canadienne. Elles vont des scieries locales et des petits exploitants forestiers embauchant une poignée d’employés à des sociétés multinationales de milliers d’employés. Peu importe leur taille, toutes ces entreprises fournissent des produits essentiels ainsi que des emplois aux Canadiens.
En 2011, l’industrie forestière a généré environ 233 900 emplois directs à des Canadiens. Les emplois de cette industrie requièrent généralement des personnes hautement qualifiées qui sont bien rémunérées. Avec les emplois indirects tels que ceux du secteur de la construction, de l’ingénierie et du transport, le secteur forestier représente presque 600 000 emplois directs et indirects dans l’ensemble du pays.
Le secteur forestier se divise en trois principaux sous-secteurs :
- Fabrication de produits en bois massif – En 2011, les entreprises de ce sous-secteur ont produit 51,9 millions de mètres cubes de bois d’œuvre résineux, 1,5 million de mètres cubes de bois d’œuvre de feuillus et 6,2 millions de mètres cubes de panneaux de construction. La deuxième transformation des produits en bois massif, qui comprend les bois d’ingénierie, les maisons en bois ronds, les meubles, les palettes, les bardeaux et les produits de menuiserie (comme les portes et les fenêtres), devient de plus en plus importante.
- Fabrication de produits de pâte et papier – En 2011, les entreprises de ce sous-secteur ont produit 18,9 millions de tonnes de pâte de bois; 4,4 millions de tonnes de papier journal; et 3,8 millions de tonnes de papier d’impression et d’écriture. Les autres produits comprennent l’emballage et le papier mouchoir, bien que ces produits ne représentent qu’une portion relativement petite du secteur des pâtes et papiers au Canada.
- Exploitation et services forestiers – Les entreprises de ce sous-secteur sont responsables des opérations sur le terrain et de la récolte du bois, y compris la coupe et le débardage des arbres vers la scierie. En 2011, l’exploitation et les services forestiers ont contribué à hauteur de 5,3 milliards de dollars au PIB canadien, ce qui représente 22 % de la contribution du secteur forestier.
De nos jours, d’autres nouveaux produits, matériaux et services novateurs sont aussi produits par le secteur forestier canadien. Il s’agit notamment de nouveaux matériaux de construction, de biocarburants pouvant remplacer les combustibles fossiles et de produits biochimiques pouvant servir à la production de bioproduits pharmaceutiques, de plastiques biodégradables, de produits d'hygiène personnelle et de produits chimiques industriels.
| Sous-secteur du secteur forestier | Contribution au PIB, en 2011 (milliard de dollars) |
|---|---|
| Fabrication de produits en bois massif | 9,92 |
| Fabrication de produits de pâte et papier | 8,53 |
| Exploitation et services forestiers | 5,27 |
Aperçu des marchés des produits forestiers au Canada
- Le Canada est le deuxième exportateur de produits forestiers bruts en importance dans le monde, après les États-Unis et le quatrième plus grand de tous produits forestiers considérés.
- Le Canada est le plus grand exportateur de pâte de papier, de papier journal et de bois d’œuvre résineux dans le monde, et le pays arrive au quatrième rang pour ce qui est de l’exportation de panneaux de bois.
- Les États-Unis constituent la destination de 65 % des exportations de produits forestiers canadiens.
- La Chine est un marché de plus en plus important pour les produits forestiers canadiens, en particulier la pâte et le bois d’œuvre résineux.
La nécessité de la transformation
Les marchés des produits forestiers canadiens sont cycliques, connaissant des hauts et des bas marqués selon le cycle de l’économie. Ces circonstances qui changent constamment créent des difficultés à surmonter et des occasions à saisir.
Au cours des dernières années, l’industrie forestière canadienne a connu une baisse cyclique particulièrement importante, combinée à des changements structuraux dans les marchés mondiaux. L’industrie s’est heurtée aux difficultés suivantes :
- la vigueur du dollar canadien, faisant augmenter les prix des produits canadiens et les rendant donc moins intéressants pour les acheteurs étrangers;
- l’effondrement du marché de la construction résidentielle aux États-Unis;
- la baisse substantielle et permanente de la demande de papier journal en Amérique du Nord.
Pour surmonter ces difficultés, l’industrie forestière a mis en œuvre une stratégie de transformation en matière d’innovation et de développement de marchés. Les principaux volets de cette stratégie sont les suivants :
- la création de nouveaux procédés et de nouveaux produits à base de fibre ligneuse;
- le développement des nouveaux marchés et des marchés traditionnels;
- le fait de miser sur les qualifications en matière de gérance de l’environnement.
L’établissement de nouveaux partenariats — avec des fabricants, des entreprises de produits chimiques, des collectivités des Premières nations et d’autres groupes d’intervenants — a constitué un autre important volet de cette transformation. Pour le secteur forestier, la participation accrue des collectivités à la gestion des forêts, l’utilisation plus efficace des terres forestières et la création de nouveaux produits et de nouveaux marchés dans l’avenir reposent sur ces relations.
La chaîne de valeur de l’industrie forestière
L’industrie forestière s’efforce constamment de maximiser les avantages le long de la chaîne de valeur de l’ensemble de la production.
Le premier maillon de la chaîne porte sur les études, l’analyse de données et les autres méthodes permettant de comprendre ce qu’il y a dans la forêt : les types d’arbres disponibles, leur âge et la qualité de leur bois, leur emplacement, etc. Le deuxième maillon vise la récolte du bois et la livraison des billes — pour que les bons arbres se rendent aux scieries qui sont le plus en mesure de les transformer en produit final désiré. Suit le procédé de fabrication secondaire : transformer le bois ou la pâte en différentes sortes de produits de grande valeur, allant des meubles aux produits chimiques. Le dernier maillon de la chaîne est la commercialisation des produits.
L’objectif visé par cette chaîne complexe est de maximiser l’efficacité, ce qui permettra de réduire les coûts et d’augmenter la valeur des produits d’un maillon à l’autre.
1 En dollars constants de 2002. Source : Statistique Canada.