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Par Jean Beaulieu
Selon une étude réalisée par des chercheurs du Service canadien des forêts, de FPInnovations et du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, la sélection génétique de l’épinette blanche pour le rendement en volume seulement tendrait à produire des arbres dont le bois possède de moins bonnes propriétés mécaniques au jeune âge. En effet, le bois provenant de ces tests génétiques d’une trentaine d’années se caractérise par une densité réduite, une forte présence de noeuds et une forte proportion de bois juvénile.
Dans la littérature scientifique, ces facteurs sont reconnus pour leur impact négatif sur les propriétés mécaniques. Cette faiblesse des modules d’élasticité et de rupture en restreint l’utilisation éventuelle dans la construction pour la structure légère. Par contre, en vieillissant, les arbres posséderont une plus grande proportion de bois mature, ce qui se traduira en des propriétés mécaniques supérieures.
Quoique la recherche du gain en volume ait toujours été un élément central des travaux en amélioration génétique, les chercheurs estiment qu’il serait aussi possible d’améliorer la qualité du bois en sélectionnant les arbres présentant proportionnellement moins de branches. Ainsi, avec moins de noeuds et de plus petits noeuds, le bois posséderait de meilleures propriétés mécaniques. L’inclusion des propriétés du bois dans les critères de sélection permettrait donc de produire du bois de plus grande valeur.
L’étude a été conduite à la suite d’éclaircies commerciales dans deux jeunes plantations d’épinettes blanches de 36 ans.
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