Le Centre de foresterie des Laurentides (CFL) situé à Québec fête cette année son 50e anniversaire. Depuis son inauguration en 1960, plusieurs événements marquants sont venus enrichir son histoire. Consultez nos différentes capsules historiques pour en apprendre davantage sur la présence du Service canadien des forêts au Québec et l'histoire du CFL.
Le Centre de recherches forestières des Laurentides* a vu le jour en février 1960 avec la fusion du Bureau régional au Québec de la Direction des forêts du ministère du Nord canadien et des Ressources nationales et du Laboratoire de biologie forestière du ministère de l’Agriculture du Canada.
La Direction des forêts du ministère du Nord canadien et des Ressources nationales existait depuis le début des années 1930. Ses quartiers généraux étaient situés à la station forestière expérimentale de Valcartier, près de la ville de Québec.
Le Laboratoire de biologie forestière du ministère de l’Agriculture du Canada avait quant à lui été créé en 1952 à la suite d’une décision du directeur de la recherche de ce ministère, fortement appuyé par le directeur de l’Office pour la suppression des insectes nuisibles. L’Office pour la suppression des insectes nuisibles avait été fondé en 1945 et comprenait neuf membres représentant les diverses provinces. Le gouvernement fédéral et l’industrie forestière avaient alors comme objectif principal de chercher les moyens de prévenir, ou tout au moins d’amoindrir, les dégâts causés par les insectes dans nos forêts, notamment par la fameuse tordeuse des bourgeons de l’épinette qui causait des pertes énormes depuis plusieurs années dans l’est du pays. Avant sa dissolution en 1953, l’Office avait réussi à promouvoir la construction de plusieurs nouveaux laboratoires et à réorganiser et moderniser ceux déjà existants.
À ses débuts, le Centre de recherches forestières des Laurentides comptait seulement cinq chercheurs et sept techniciens répartis dans deux sections, soit la pathologie des arbres, dirigée par René Pomerleau, et les études en entomologie, placée sous la direction de Lionel Daviault. Au départ, les deux sections étaient indépendantes, mais après quelques mois, Lionel Daviault devint le tout premier directeur général du Centre de recherches forestières des Laurentides.
À cette époque, tout le personnel du laboratoire était logé près du Bureau forestier régional dans le pavillon de la faculté de foresterie et de géodésie de l’Université Laval. Durant les premières années de fonctionnement du laboratoire, le budget demeura extrêmement modeste. La situation financière s’améliora graduellement en même temps qu’une augmentation des effectifs et, à la fin de 1958, on comptait 22 chercheurs dans différentes disciplines, 24 auxiliaires permanents, 22 à 25 aides temporaires pendant les mois d’été et 10 autres personnes attachées à l’administration et à l’entretien.
Avec l’accroissement du personnel et des programmes, le premier emplacement devint trop exigu pour répondre aux différents besoins et on remédia à ce problème en 1954 avec la construction d’un insectarium comportant plusieurs bureaux et des chambres pour les élevages et les collections, ainsi qu’un pavillon comprenant quelques petits laboratoires et deux serres attenantes pour fournir en toute saison les plants servant aux diverses expériences. Toutefois, le problème d’espace n’a été définitivement résolu, à la fois pour l’unité forestière et pour le laboratoire de biologie, qu’avec la construction d’un nouveau bâtiment situé à proximité de la cité universitaire. L’emplacement fut spécialement choisi en raison des avantages que présentaient le groupement, sur un même site, d’établissements consacrés à des disciplines variées et la proximité de bibliothèques bien fournies de l’Université Laval.
Le bâtiment fut inauguré par une belle journée ensoleillée, le 13 février 1960, par l’hon. Alvin Hamilton, ministre du Nord canadien et des Ressources nationales, et l’hon. Douglas Harkness, ministre de l’Agriculture du Canada, en présence de Mgr Alphonse-Marie Parent, recteur de l’Université Laval, et d’une foule de représentants du monde universitaire, du gouvernement fédéral et de l’industrie forestière. Au cours de la journée suivante, le public fut invité à visiter les diverses installations du nouveau centre de recherche.
En 1960, le Centre comprenait 30 chercheurs et professionnels, soit 14 entomologistes, 8 pathologistes et 8 forestiers, en plus d’un grand nombre de techniciens et un nombre variable d’étudiants stagiaires pendant les mois d’été, sans compter le personnel affecté aux différentes tâches d’administration et d’entretien.
*En avril 1986, le nom du Centre de recherches forestières des Laurentides a été modifié pour le Centre de foresterie des Laurentides (CFL). Ce changement a été fait dans le but de mieux refléter la nouvelle image du Service canadien des forêts (SCF). Le mot « foresterie » indique bien où se situe le SCF par rapport à ses objectifs de promotion de l’aménagement de la forêt et de l’utilisation rationnelle des ressources forestières.