Centre de foresterie des Laurentides
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Québec (Québec) Canada
G1V 4C7
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Courriel : Michel.Cusson@RNCan-NRCan.gc.ca
Nos travaux touchent à la physiologie, la biochimie, l’endocrinologie et la virologie des insectes et ont comme objectif ultime l’identification de protéines qui pourraient être la base ou la cible de nouveaux produits anti-parasitaires destinés à la gestion des populations de ravageurs forestiers tels la tordeuse des bourgeons de l’épinette.
Bien que variés, les thèmes de nos recherches ont un fil conducteur : l’hormone juvénile (JH). Cette hormone est le grand orchestrateur du développement et de la reproduction chez les insectes. Sa présence à des niveaux élevés chez les insectes immatures empêche le déclenchement de la métamorphose au moment de la mue, assurant ainsi le maintien de caractères « juvéniles » jusqu’à la fin du développement larvaire. Chez l’adulte, la JH est essentielle à diverses activités reproductrices dont la maturation des gonades et la production de phéromones sexuelles. Finalement, la JH est impliquée dans la régulation de divers comportements et processus, dont la migration, la diapause et la différentiation des castes chez les insectes sociaux.
La JH étant, à toute fin utile, spécifique aux insectes (exception : on la détecte chez certaines plantes du genre Cyperus), elle constitue une cible intéressante dans l’élaboration de produits anti-parasitaires à impact réduit pour les organismes non visés. D’ailleurs, aussitôt sa structure moléculaire révélée, en 1967, on s’empressa de prédire l’avènement d’une nouvelle génération d’insecticides à base de JH; on savait en effet que l’application de cette hormone chez des insectes, juste avant ou pendant la métamorphose, entraînait une perturbation irréversible de ce processus. Aussi, quelques analogues commerciaux de la JH se sont-ils avérés efficaces pour le contrôle d’insectes nuisibles au stade adulte; ces produits demeurent toutefois d’une utilité limitée dans la lutte contre les insectes phytophages, qui doivent généralement être enrayés au stade larvaire.
L’approche inverse doit donc être envisagée pour en arriver à dérégler la physiologie d’insectes phytophages (p. ex., chenilles) via une perturbation de la JH : bloquer sa biosynthèse ou bloquer son action moléculaire. Des composés ayant un tel effet entraîneraient ou simuleraient une chute des niveaux de l’hormone, provoquant, chez la jeune larve, une métamorphose précoce—et fatale. De plus, chez l’adulte, ils entraîneraient une inhibition des activités reproductrices.
Dans ce contexte, les activités de notre laboratoire peuvent être catégorisées comme appartenant à l’un ou l’autre des deux volets suivants :
Professeur associé au Département de biologie et au Département de biochimie et de microbiologie Université Laval (http://www.bcm.ulaval.ca/)
Diplômé en biologie de l’Université de Sherbrooke (1981). Maîtrise en gestion des ravageurs du Simon Fraser University (1985) et doctorat en biologie de l’Université Laval (1989). Stage postdoctoral au University of Toronto (laboratoire du professeur Stephen S. Tobe) (1989-1991).